La BAD organise des séminaires de présentation des résultats des revenus et des niveaux de prix dans les pays africains

11/08/2008
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Tunis, le 11 Août 2008 – La Banque africaine de développement (BAD) débute, mardi 12 août par Niamey, au Niger, l’organisation d’une série de séminaires de présentation des résultats du programme de comparaison internationale pour l’Afrique (PCI-Afrique) mis en œuvre entre 2004 et 2007 dans 48 pays africains.

Les nouvelles données, qui seront  présentées lors de ces séminaires organisés progressivement, révèlent que les biens et services produits en 2005 par l’économie africaine s’élèvent à 1.800.000 milliards de dollars américains (EU), soit 3,34% de la production mondiale.

Les résultats montrent également que l’Afrique du Sud, l’Egypte, le Nigeria représentent, à eux seuls, plus de la moitié du PIB du continent alors que 33 autres pays africains, pris isolément, représentent moins de 1% de la production de la région. Ils réunissent collectivement moins de 15% du PIB total de la région.

Dans l’ensemble, les résultats  de la comparaison 2005 montrent, par ailleurs, que la taille de l’économie africaine, mesurée en termes de parité de pouvoir d’achat, est inférieure de 10% aux estimations antérieures.

Les données recueillies montrent aussi l’ajustement des estimations du PIB pour six des plus grands pays africains, les baisses les plus importantes étant enregistrées en Ethiopie (-45%) au Maroc (-23%) et en Afrique du Sud (-24%). En outre, sur les dix plus grands pays africains, 5 affichent des résultats à la hausse, de 60% pour le Nigeria, 32% pour la Tanzanie, 48% pour l’Angola, 13% pour le Kenya à 10% pour l’Egypte.

« Il est extrêmement important que ces statistiques soient présentées et discutées avec les participants à ces séminaires. Nous en discuterons avec les pouvoirs publics, les partenaires au développement, la Société civile et les institutions de recherche lors des séminaires qui se tiendront, au fur et à mesure, dans différents pays africains », a déclaré Abdoulaye Adam, Statisticien en Chef à la BAD.

Les résultats montrent, sur un autre plan, que l’économie africaine est dominée par 7 pays: l’Afrique du Sud, l’Egypte, le Nigeria, le Maroc, le Soudan, la Tunisie et l’Angola, qui représentent collectivement 60% du PIB du continent. On note également que l’Afrique du Sud, l’Egypte et le Nigeria, les trois plus grandes économies du continent, représentent près de la moitié de la production africaine. Les résultats de l’enquête ont également permis d’établir un classement des pays africains en fonction du PIB réel par tête d’habitant. Il en ressort que les cinq pays les plus riches du continent sont le Gabon (12742 dollars EU), le Botswana (12057 dollars EU), la Guinée-équatoriale (11999 dollars EU), Maurice 10.155 dollars US) et l’Afrique du Sud (8477 dollars EU). Au bas de cette échelle, se trouvent la Guinée-Bissau, le Zimbabwe, le Burundi, le Liberia et la République démocratique du Congo.

S’agissant des investissements, les données obtenues indiquent que l’Afrique du Sud représente 22,9 des dépenses d’investissement du continent, suivie de l’Egypte (14, 5%), du Maroc 10,3% et du Nigeria 8,6% Les trois premières économies du continent (Afrique du Sud, Egypte et Nigeria) représentent ensemble près de la moitié des investissements en Afrique.

Tous les pays du continent, à l’exception de l’Algérie, de l’Erythrée, de la Libye, des Seychelles et de la Somalie, ont participé à la comparaison internationale pour l’Afrique qui a été entièrement coordonnée, pour la première fois, par la BAD. Cette évolution positive traduit la ferme volonté du Groupe de la banque de se positionner en centre de production du savoir sur l’Afrique afin d’améliorer l’efficacité de ses interventions en faveur de ses pays membres régionaux. La BAD entend également  mettre l’expertise ainsi mobilisée sur les questions africaines au service des autres partenaires au développement dans le cadre de la recherche d’une plus grande synergie. Les différents séminaires de présentation des résultats sur les revenus et les niveaux de prix dans les pays africains devraient conforter cette orientation de la direction de la banque.