Stratégie de relance post-Ébola : la BAD à la réunion technique et ministérielle de l’Union du fleuve Mano

24/03/2015
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Un an après que l’Organisation mondiale de la santé a déclaré l’épidémie d’Ébola en Afrique de l’Ouest, l’Union du fleuve Mano (UFM) organisait à Freetown, en Sierra Leone, une réunion technique et ministérielle sous-régionale de trois jours sur la relance économique post-Ébola. Une délégation de la Banque africaine de développement (BAD) y était présente, menée par Yero Baldeh, représentant de la Banque en Sierra Leone.

Le ministre des Finances sierra-léonais, Kaifala Marah a prononcé l’allocution liminaire qui a marqué l’ouverture officielle de la conférence. Dans son discours, le ministre a exhorté les participants à réfléchir tous ensemble, dans un esprit d’équipe, pour remplir au mieux la mission dont les ont chargés les chefs d’État des pays de l’UFM, lors de la réunion tenue à Conakry, le 15 février 2015 : mettre au point une stratégie à même d’éradiquer l’épidémie dans la région d’ici au 15 avril 2015 ; renforcer la stratégie de l’UFM avant l’ouverture des réunions de printemps de la Banque mondiale, du 17 au 19 avril à Washington ; réexaminer l’Initiative de la BAD pour l’UFM, qui, de l’avis du ministre, constitue un cadre et une plate-forme importants pour la relance post-Ébola ; ainsi que définir la création d’un Fonds fiduciaire régional et le cadre de sa mise en œuvre.

Prenant la parole à son tour à l’ouverture de la réunion, le représentant national de la BAD pour la Sierra Leone, Yero Baldeh, a souligné combien la Banque africaine de développement reconnaît pleinement la pertinence d’une approche régionale dans la lutte contre l’épidémie d’Ébola dans la région. Et d’ajouter que la stratégie de riposte de la Banque face à Ébola a identifié le secrétariat de l’UFM comme le partenaire clé et le catalyseur indispensable pour appuyer la dimension régionale de la lutte contre Ébola.

Yero Baldeh a souligné par ailleurs que les trois pays affectés (Libéria, Guinée et Sierra Leone) ne devaient pas se contenter de surmonter la crise en parvenant à éradiquer tous les cas de contagion et à s’y maintenir ;mais qu’ils devaient aussi y voir l’opportunité de renforcer leurs moyens et leurs institutions, et de les rendre plus résilients. A la suite de quoi, ces pays pourront renouer avec leur trajectoire de développement d’avant Ébola et résister à de futures épidémies et chocs, a-t-il poursuivi.

D’autres partenaires au développement ont également commis des déclarations, notamment l’Union européenne, les Nations Unies et le vice-ministre guinéen des Affaires sociales. La nécessité de galvaniser les efforts pour préserver les acquis enregistrés et d’éradiquer la maladie dans tous les pays, mais aussi le besoin d’une stratégie de relance post-Ébola qui soit bien formulée de façon à répondre à l’impact et aux défis décisifs qu’engendre l’épidémie, ont été les thèmes récurrents des déclarations prononcées à l’ouverture de l’évènement.

Ont assisté à cette réunion, qui s’est tenue du 16 au 18 mars 2015, des représentants des gouvernements du Libéria, de la Sierra Leone, de Guinée et des partenaires au développement travaillant dans la région de l’UFM, notamment l’Union européenne et des organismes des Nations Unies.