La BAD prête à offrir un accès accru aux financements climatiques aux pays africains

23/09/2014
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New York, le 26 septembre 2014 – Pour répondre pleinement à l’ampleur des défis que pose le changement climatique et saisir les opportunités qui se présentent, il faut intensifier les efforts déployés à l’échelle nationale, tout en les démultipliant dans un cadre incitatif d’envergure internationale qui soit incitatif..En agissant ensemble et de façon accélérée, et en faisant montre d’une ambition sans faille, il est possible de faire progresser le développement durable, surtout en Afrique, où les effets du changement climatique s’avèrent plus graves qu’ailleurs. C’est dans ce contexte, que des échanges de très haut niveau se sont poursuivis, lundi 22 septembre 2014, à la veille du Sommet sur le climat des Nations unies à New York. La Banque africaine de développement (BAD) a participé à des réunions de haut niveau, consacrées à l’examen des perspectives de financement d’actions éco-intelligentes en Afrique, notamment par le biais du Fonds spécial pour le climat et le développement en Afrique (Clim-Dev) et de l’initiative Énergie durable pour tous (SE4ALL) des Nations unies. 

Le programme Clim-Dev pour l’Afrique a servi de cadre de discussion pour une session de haut niveau, sur le thème « Avancer à contre-courant : pour que l’Afrique saisisse les opportunités qu’offre le changement climatique en faveur de l’approvisionnement en eau et de la sécurité alimentaire et énergétique ». Carlos Lopez, secrétaire exécutif de la Commission économique pour l’Afrique, en a présidé les travaux, la modération des débats étant confiée Jakaya Kikwete, président de la République de Tanzanie et du Comité des chefs d’État et de gouvernement sur le changement climatique. Étaient présents les anciens présidents John Kufuor (Ghana) et Mary Robinson (Irlande), ainsi les deux envoyés spéciaux des Nations unies sur le changement climatique.

Les représentants des pays d’Afrique, parmi lesquels figurait le président sud-africain Jacob Zuma, ont salué les efforts déployés actuellement à l’échelle mondiale, pour améliorer l’accès au financement climatique en Afrique, ainsi que les résultats significatifs enregistrés depuis quelques années en ce domaine. Toutefois, les flux financiers actuels sont toujours insuffisants pour répondre aux besoins de l’Afrique et les pays africains appellent à accroître les financements climatiques.

Les représentants africains ont également insisté sur la nécessité d’une action visant à conclure un accord climatique qui soit contraignant au plan légal, destiné à réduire les émissions de carbone et qui prenne effet en 2020, lors de la Conférence Paris Climat 2015 (COP21), prévue pour décembre 2015 à Paris. Ils ont exploré les perspectives d’une approche liée, conjuguant les actions en matière d’approvisionnement en eau, de sécurité alimentaire et de sécurité énergétique, en faveur d’une Afrique qui relève de façon ingénieuse ses défis climatiques. Ils ont réfléchi aux moyens par lesquels le Fonds spécial Clim-Dev pour l’Afrique (FSCD) pourrait favoriser la résilience climatique sur le continent. Désormais opérationnel, le FSDC bénéficie du soutien de l’Union européenne, de l’Agence suédoise pour la coopération au développement et du Fonds nordique pour le développement et ce, à hauteur de plus de 28 millions d’euros.

« Le changement climatique ne constitue pas seulement une menace, a souligné Alex Rugamba, directeur du Département de l’énergie, de l’environnement et du changement climatique de la BAD ; il offre aussi au continent la possibilité de devenir plus propre et plus vert de manière durable ». Et d’ajouter : « de nombreux pays d’Afrique ont déjà adopté cette approche liée, sous la forme de stratégies de développement économique vert ».

La journée de lundi a également été ponctuée d’une série de discussions de haut niveau, portant sur la mise en œuvre de l’initiative Energie durable pour tous. Les partenaires de cette initiative, en particulier l’UE et Power Africa, ont annoncé de nouveaux engagements, en vue de catalyser des investissements destinés à réduire de moitié la pauvreté énergétique mondiale. Ils ont présenté les grandes lignes d’un plan visant à réunir plus de 120 milliards de dollars EU. Dans son intervention, Alex Rugamba, représentant de la Banque africaine de développement, qui a organisé le Pôle Afrique Énergie durable pour tous et est partenaire cofondateur de Power Africa, a insisté sur l’importance des engagements qui avaient été annoncés, reconnaissant les progrès accomplies par un nombre croissant de pays africains sur la voie des objectifs de l’initiative Énergie durable pour tous.

La Banque joue un rôle crucial en tant que financier, partenaire et conseiller auprès de pays africains, en vue de les aider à développer leur accès à des ressources disponibles, ainsi que pour faire valoir les opportunités futures de financement. La mobilisation, en 2013, de 768 millions de dollars EU pour l’atténuation du changement climatique – un montant qui dépasse les concours de toute autre institution sur le continent −, aidera à répondre durablement aux besoins de l’Afrique en matière d’infrastructures et d’énergie.

Contact technique : Tom Owiyo, Économiste principal, Département des programmes spéciaux, t.owiyo@afdb.org

Contact médias : Pénélope Pontet de Fouquières, Chargée de communication, Département de l’énergie, de l’environnement et du changement climatique, p.pontetdefouquieres@afdb.org