La BAD publie ses résultats financiers de 2006

15/05/2007
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Le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) a présenté lundi à Shanghai, en Chine, ses résultats financiers de 2006. Le vice-président de la BAD pour les finances, M. Thierry de Longuemar, a indiqué que les approbations de la BAD ont augmenté de 20 ,3 % en 2006, tandis que les prêts et les opérations du secteur privé ont connu respectivement une hausse de 178% et de 55%.

Le Fonds africain de développement, quant a lui, a aussi enregistré une augmentation de ces approbations de 8 ,6 % avec 80 opérations  menées dans 32 pays et 20 projets multinationaux estimes a plus de 2,2 milliards de dollars en 2006. Les projets ont touche toutes les régions et ainsi que les secteurs clés.

A travers  le  cofinancement et le partenariat, a indiqué M. de Lomguemar, le Groupe a amplifié l’impact des ses propres ressources. Quelque 34  projets d’une valeur de 11,7  milliards de dollars ont été co-financés en 2006, a-t-il précisé.

M. de Longuemar a ajouté que l’initiative d’allégement de la dette multilatérale de 2006 (IADM) a contribué la réduction du fardeau de la dette du continent, précisant que le Groupe de la Banque a mobilisé 8,54 milliards de dollars pour l’allégement de la dette liée à l’IADM sur une période de 50 ans.

Le vice-président de la BAD a, en outre, indiqué que les réformes en cours au sein de l’institution permettront à la Banque de mieux remplir sa mission. Les réformes, a-t-il dit, se concentrent sur le secteur des infrastructures et sur le renforcement du secteur privé et de la compétitivité.

«  Le développement de l’infrastructure et l’intégration régionale sont les facteurs clés d’une croissance durable en Afrique », a-t-il-déclaré, ajoutant que « le secteur privé est essentiel  à la croissance économique en vue de la réduction de la pauvreté dans le continent ».

La solide situation financière de la Banque protège les détenteurs de ses obligations et de plus, la capacité d’absorption des risques de la Banque permet l’expansion de ces opérations en allouant des montants  importants de son revenu aux initiatives de développement

La stratégie d’emprunt de la Banque lui permet de mobiliser pour les pays africains des ressources à  coûts rentables, soulignant que la Banque est présente dans tous les segments des marchés de capitaux. La Banque s’efforce  d’élargir continuellement sa base d’investisseurs dans les différents segments de ces marchés.  M. de Longuemar a indiqué que l’initiative de la Banque d’émettre des obligations libellées en monnaies africaines est encouragée par les  pays membres. Les succès enregistrés dans les projets sur les monnaies locales conduisent les investisseurs à accorder une plus grande attention à  l’Afrique, a-t-il ajouté.

Auparavant, une réunion du Secteur Privé de la Banque avait souligné l’importance de la gouvernance d’entreprise dans la création d’un environnement d’affaires attractif pour les investisseurs.

S’adressant aux participants, le vice-président pour les infrastructures et le secteur privé, M. Mandla Gantsho, a déclaré que les scandales et faillites de quelques grandes entreprises ainsi que les succès dans plusieurs marchés émergents, notamment en Asie étaient des reflets de l’importance significative de la gouvernance d’entreprise dans la création de conditions  durablement favorables pour les affaires.

«Il est évident que d’un point de vue économique, sans le strict respect des règles et des pratiques de bonne gouvernance, les incertitudes, une faible attractivité des investissements et l’accroissement des fuites de capitaux vont augmenter. Cela ne favorisera pas la prise de risques par les investisseurs potentiels, en particulier dans la création  de nouvelles entreprises », a déclaré M. Gantsho. Il a ajouté que la gouvernance d’entreprise est non seulement importante pour les grandes entreprises ou autres acteurs établis. C’est également une condition importante pour assurer le développement de l’entreprenariat, car elle contribue à améliorer l’environnement des affaires et cela encourage le respect des principes de gestion de base, la transparence, l’équité et la responsabilité qui sont des éléments essentiels pour une plus grande prévisibilité et la diminution des risques.

M. Gantsho a, en outre, déclaré que le Groupe de la Banque, pour sa part, a fait des efforts pour dynamiser le développement du secteur privé et promouvoir l’entreprenariat sur le continent. En 2004, a-t-il poursuivi, l’institution a adopté une stratégie de développement du secteur privé qui a mis l’accent sur la gouvernance d’entreprise comme un important préalable à  la promotion de la durabilité des opérations du secteur privé. Le Groupe entend appuyer les pays mettant en place des codes et directives, s’appuyant sur les normes internationales approuvés par les Chefs d’Etat africains à travers le NEPAD.

La stratégie du secteur privé de la Banque reconnait trois rôles essentiels à la BAD notamment ceux de financier, de conseiller et de partenaire avec les autres parties prenantes clés. L’immensité des défis du développement rend nécessaire l’approche de partenariat pour s’assurer que les efforts et l’argent investis aillent plus loin dans la complémentarité et les synergies avec les autres acteurs, a-t-il conclu.