À Davos, la BAD présente le « New Deal » pour l’énergie en Afrique et le Partenariat transformateur pour l’énergie

21/01/2016
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« Si vous voulez aller vite, avancez seul ; si vous voulez aller loin, avancez ensemble ! », préconise Adesina

Le 20 janvier 2016, au cours du Forum économique mondial de Davos, en Suisse, le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) a présenté son « New Deal » pour l’énergie en Afrique et lancé un Partenariat transformateur pour l’énergie.

Le « New Deal » pour l’énergie en Afrique est une initiative transformatrice reposant sur un partenariat qui aspire à garantir l’accès de tous à des services énergétiques en Afrique d’ici 2025. Afin de poursuivre et d’atteindre cet objectif, la BAD coopère avec les gouvernements, le secteur privé ainsi que des initiatives bilatérales et multilatérales portant sur le secteur énergétique en vue de mettre sur pied un Partenariat transformateur pour l’énergie à l’échelle du continent africain, c’est-à-dire une tribune dédiée aux partenariats entre les secteurs public et privé visant à instaurer des modes de financement innovateurs au profit du secteur énergétique africain.

Des dirigeants politiques internationaux et des chefs d’entreprises se sont joints à Akinwumi Adesina, le président du Groupe de la Banque, africaine de développement pour discuter du « New Deal » pour l’énergie en Afrique et du Partenariat transformateur pour l’énergie en Afrique. Adesina les a invités à partager leur expérience et à expliquer comment tous les partenaires pourront, ensemble, mobiliser le soutien nécessaire pour parvenir à un accès universel à l’électricité en Afrique d’ici 2025.

C’est le « champion » du « New Deal », Kofi Annan, le président du Panel sur les progrès de l’Afrique, qui a prononcé la déclaration liminaire. Il a fait référence au film présenté par la Banque africaine de développement à ce sujet, qui insiste sur la nécessité d’agir rapidement. La déclaration de Annan a précédé une série de discours prononcés par  Adesina ; Daniel Kablan Duncan, Premier ministre de la Côte d’Ivoire ; Paul Kagame, président du Rwanda ; Hailemariam Desalegn, Premier ministre de l’Éthiopie ; Alpha Condé, président de la Guinée ; Gayle Smith, administrateur de l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID) ; Tony Elumelu, entrepreneur et philanthrope nigérian ; Rachel Kyte, PDG de l’initiative de l’ONU Énergie durable pour tous (SE4All) ; Ashish Thakkar, président exécutif de Mara Sokoni ; Marco Lambertini, directeur général du Fonds mondial pour la nature (WWF) ; Charlotte Petri Gornitzka, directrice générale de l’Agence suédoise de coopération au développement international (SIDA) ; et Bono, auteur-compositeur-interprète et philanthrope irlandais.

Tous les dirigeants politiques se sont montrés unanimes : la volonté politique et l’unité entre les pays sont essentielles. Les pays doivent collaborer à l’échelle régionale. Les dirigeants du monde des affaires ont annoncé leur soutien à la réalisation du « New Deal » pour l’énergie en Afrique.

Au cours de son discours, le président de la BAD,  Akinwumi Adesina, a indiqué que: « L’inclusion de l’énergie dans les objectifs de développement durable en 2015 a clairement souligné l’importance de l’énergie pour la société. L’éclairage et l’approvisionnement en énergie de l’Afrique sont donc des priorités absolues pour la Banque.» 

Le « New Deal » pour l’énergie en Afrique fixe l’objectif ambitieux d’un accès universel à ces services d’ici 2025, ce qui signifie qu’il nous faudra fournir une énergie moderne à 900 millions de personnes en Afrique subsaharienne afin de couvrir les besoins de celles qui n’y ont pas encore accès, mais également de faire face à la croissance démographique prévue. Cela nécessitera un changement radical dans la façon dont la Banque, les pays africains, les partenaires de développement et le secteur privé s’y prennent dans le domaine énergétique sur le continent.

« Pour réussir, nous devons travailler ensemble. Comme le dit un proverbe africain, “si vous voulez aller vite, avancez seul ; si vous voulez aller loin, avancez ensemble !” C’est pourquoi la Banque africaine de développement coopère avec les gouvernements, le secteur privé ainsi que des agences bilatérales et multilatérales – dont plusieurs sont représentées ici aujourd’hui – en vue de mettre sur pied un Partenariat transformateur pour l’énergie à l’échelle du continent africain. Cette collaboration donnera à des partenariats public-privé l’occasion de fournir un financement innovateur au secteur énergétique africain. »