Le président Adesina de la BAD et Ségolène Royal, la Ministre française de l’environnement, pour un partenariat stratégique transformatif pour l’Afrique

26/02/2016
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La ministre française de l’environnement, de la mer et de l’énergie, Ségolène Royal, en visite de travail de 48 heures en Côte d’Ivoire, depuis le jeudi 26 février, a été reçue vendredi à Abidjan par le président de la Banque africaine de développement, Akinwumi Adesina, avec qui elle a échangé sur des sujets de coopération entre l’institution financière panafricaine et son pays, la France.

La visite de la responsable française qui vient juste de recevoir la charge de la présidence de la COP21, et qui effectue une tournée africaine, coïncide en outre, avec les préparatifs de la 1ère réunion de la 14ème reconstitution du Fonds africain de développement (FAD) devant se tenir, les 17 et 18 mars dans la capitale économique ivoirienne.

Les échanges entre Adesina et son hôte ont tourné autour de la mise en œuvre des engagements pris lors de la COP21.  

Le président Adesina a déclaré « Je suis heureux que l’opinion des africains ait été prise en compte lors de la COP21 ; il faut maintenant mettre en œuvre cette initiative ambitieuse qu’est l’initiative pour les énergies renouvelables en Afrique (AREI en anglais) ».

Pour sa part, Ségolène Royal a souligné que sa tournée africaine était capitale en vue de l’accélération du projet de la COP21 et de l’AREI. « La France est à l’écoute de la BAD ». Il est, selon la ministre, capital de mettre en place l’ingénierie financière nécessaire pour traduire rapidement et concrètement ce qui a été annoncé lors de la COP21.

La France est un partenaire crucial pour la BAD. Elle est le 4ème contributeur du FAD-13 avec une souscription égale à 420 millions d’Euros (souscription en hausse de 5% en euros par rapport au FAD-12). Par ailleurs, la France, à travers l’Agence française de développement, et la BAD ont signé un accord de cofinancement en novembre 2015. Cet accord a pour ambition de mobiliser 1,5 milliard d’euros sur 3 ans, et va notamment être un levier puissant pour accroitre le développement de l’accès à l’énergie et lutter contre le changement climatique.