Le président de la BAD participe à la conférence des donateurs organisée par l'UA sur la sécheresse et la famine dans la Corne de l'Afrique

25/08/2011
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« Il est temps de s’attaquer aux causes profondes des famines dans la Corne de l’Afrique »  

Le président Donald Kaberuka de la BAD et sa délégation ont assisté à Addis-Abeba, le 25 août 2011, à la Conférence de l'UA sur la crise dans la Corne de l'Afrique. Cette crise provient de la combinaison de la pire sécheresse en 60 ans, de la guerre en Somalie, des mouvements en corollaire des réfugiés et des personnes déplacées. Cette conjugaison de facteurs a exacerbé les effets de la sécheresse. La conférence des donateurs a été convoquée pour organiser « une réponse africaine à un problème africain » de la part des gouvernements, des organisations internationales et du secteur privé. 

Dans sa déclaration au Sommet, le président a fait observer qu’« il est temps de mettre fin à ces cycles répétés de la famine dans la Corne, et que les solutions ne sont pas hors de notre portée. Répéter toujours les mêmes actions et attendre des résultats différents, voilà ce à quoi nous devons mettre un terme. Traitons les problèmes immédiats, mais planifions les solutions de long terme ». 

Il a fait remarquer que, bien que la Banque n'ait pas de mandat humanitaire, elle a apporté une contribution de quatre millions de dollars à travers les organisations compétentes. Le président a indiqué que la Banque vient d’achever une étude approfondie sur le développement durable de l'élevage dans la Corne de l'Afrique et un programme d'investissement sur quinze ans, qui a le potentiel de changer la dynamique de la gestion du bétail dans la région, élément crucial dans la construction de la résilience. 

Le Président a ajouté qu'un total de 300 millions de dollars seront engagés dans la région de l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD) entre 2011et 2013, à l'appui de programmes à long terme visant à  renforcer la résilience grâce aux interventions dans l'eau et l’agriculture, ainsi que la promotion des opportunités économiques dans la région. 

Il a souligné qu’avant 1990, la Somalie était une exportatrice nette de produits agricoles. «Les solutions de long terme, tant nationales que régionales, fondées sur la paix et la stabilité, sont essentielles pour rétablir la prospérité en Somalie».