Le président de la BAD, Donald Kaberuka, questionne les dirigeants sur les moyens de stimuler l’agro-industrie en Afrique

04/08/2014
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Le développement de l’agro-industrie en Afrique a été au cœur du débat dirigé, le 3 aout  dernier, le président du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD), Donald Kaberuka, lors de la journée « Croire en l’Afrique », un forum organisé à quelques jours du Sommet des dirigeants États-Unis/Afrique prévu cette semaine à Washington.

« Comment travailler ensemble pour faire augmenter les investissements dans l’agro-industrie, maintenant que les politiques y afférentes sont en place ? Voilà la question », a dit Donald Kaberuka. Dans le cadre du groupe de discussion sur la mise en œuvre d’une nouvelle optique pour le développement de l’Afrique, plusieurs dirigeants du monde agricole africain venus du Cameroun, de Madagascar et de Guinée, ainsi que des cadres de l’industrie, ont répondu aux interrogations du président de la BAD.  Celles-ci portaient sur les points suivants  la sécurité alimentaire, l’usage des subventions pour alimenter la croissance et la nécessité de favoriser l’intégration régionale dans le développement de l’agriculture sur le continent.

Kaberuka a demandé à la ministre guinéenne de l’Agriculture, Jacqueline Sultan pourquoi son pays ne donne pas un meilleur exemple de croissance de l’agro-industrie, vu la richesse des ressources dont il dispose, notamment en matière de  terres et des ressources humaines.

Et Sultan de répondre  que  « ce n’est pas la volonté qui manque », mais que la coordination de la gestion des terres et de l’eau s’est révélée un obstacle de taille. « En dehors du problème de l’eau », a précisé Sultan, « les infrastructures et les routes coûtent cher à construire », sans compter que le  « manque de financement, empêche la croissance agricole ».

Interrogé sur les conséquences négatives et positives que les subventions versées aux fermiers africains ont eues au fil du temps, le vice-président de la Société financière internationale pour l’Afrique subsaharienne, l’Amérique latine et les Caraïbes, Jean Philippe Prosper, a répondu  qu’il y a eu certains dérapages dans la gestion de ces subventions. Il a cependant ajouté que « nous accordons des subventions aux petits agriculteurs, mais nous ne le ferons que pendant un temps. Il y a un plan de sortie pour les rendre autonomes ».

« Croire en l’Afrique » est une initiative menée par la diaspora africaine. Fondée par d’anciens membres du personnel du Congrès américain et par des dirigeants africains établis aux États-Unis.  Elle  vise à rendre autonomes les jeunes Africains, à éduquer les décideurs politiques en matière de croissance économique sur le continent et à souligner la montée progressive de cette dernière dans l’économie mondiale.