Donald Kaberuka, président de la BAD, défend l’initiative « Voyager en Afrique sans visa »

07/05/2014
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Le président de la Banque africaine de développement (BAD),  Donald Kaberuka, a  lancé aux côtés de deux dirigeants et d’un important capitaine d’industrie africains, le 7 mai 2014, à Abuja, la capitale du Nigéria, un appel à l’action en faveur de l’intégration régionale en Afrique. Lancée dans le cadre du Forum économique mondial (FEM) sur l’Afrique, l’initiative « Voyager en Afrique sans visa » vise à promouvoir les déplacements à travers le continent en allégeant les restrictions relatives aux visas.

Kaberuka explique que : « La BAD soutient fermement cette initiative, car il s’agit d’un élément clé de son engagement pour le renforcement de l’intégration régionale en Afrique. En effet, l’assouplissement des contraintes en matière de visa et la suppression d’autres barrières superflues contribueront à la dynamisation de nos économies en favorisant l’expansion du commerce régional. Il incombe aux dirigeants de permettre aux personnes de se déplacer librement sur le continent, car c’est une condition sine qua non pour parvenir à une véritable intégration. » 

Cette initiative a été lancée par le président rwandais Paul Kagame, le président kenyan Uhuru Kenyatta, l’homme d’affaires nigérian Aliko Dangote et Kaberuka. Le président Kenyatta affirme pour sa part que : « Le manque de volonté politique et la perception négative de certaines choses ne doivent pas saper l’intégration et la croissance économique de l’Afrique. »

La BAD participe activement à d’autres initiatives du FEM d’Abuja, notamment celle portant sur le financement du déficit infrastructurel africain. Le 7 mai, à l’occasion du panel « Doper la croissance inclusive pour créer des emplois », l’économiste en chef de la BAD, Mthuli Ncube, a vivement incité le Nigéria, le Kenya et l’Afrique du Sud à unir leurs efforts pour soutenir la croissance inclusive sur le continent. Dans le cadre du panel « Assurer la compétitivité à travers la coopération, l’intégration et la croissance économique »,  Ncube a également rappelé que les inégalités persistent sur le continent, malgré une croissance positive. D’après M. Ncube, le taux de pauvreté moyen de l’Afrique pourrait diminuer considérablement si ces trois pays décidaient d’œuvrer ensemble en faveur du développement.