Le président de la BAD salue le Sommet du G20

03/04/2009
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Londres, le 3 avril 2009 – Le président de la Banque africaine de développement (BAD), Donald Kaberuka, a salué les résultats du Sommet du G20, qui s’est conclu jeudi 2 avril 2009 à Londres, déclarant que ces résultats constituaient un pas dans la bonne direction.

M. Kaberuka, qui faisait partie de la délégation du Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD) présente au G20, a souligné que le sommet avait abordé des enjeux clés de l’Afrique face à la crise économique internationale.

Il a ajouté que l’adoption par le Sommet de propositions africaines était une étape importante des relations de l’Afrique avec le G20, qui regroupe les pays les plus riches de la planète.

La décision du G20 de vendre des réserves d’or du Fonds monétaire international (FMI) pour financer les pays en développement dans la crise économique actuelle et la mise en place d’un nouveau cadre d’allègement de la dette des pays en développement fait suite aux efforts de représentation fournis par l’Afrique. La BAD a joué un rôle leader  dans l’élaboration de la position africaine.

Le cadre proposé pour l’allègement de la dette devrait aboutir à un traitement plus équitable de l’Afrique dans les marchés financiers.

« Le fait que nous sommes ici et que nos propositions ont été considérées est fort positif », a précisé M. Kaberuka.

Le continent a pris part à l’évènement à travers une délégation du NEPAD invitée du sommet. Le Premier ministre éthiopien, Meles Zenawi, dirigeait cette délégation qui comprenait aussi le président de la Commission de l’Union africaine, M. Jean Ping. Rappelons que l’Afrique du Sud est le seul Etat africain membre du G20.

M. Kaberuka a mentionné que la Banque africaine de développement devrait bénéficier de l’affectation par le G20 d’un montant additionnel de 850 milliards de dollars en ressources supplémentaires devant être canalisées à travers le FMI et les banques multilatérales pour soutenir la croissance des marchés émergeants et des pays en développement pour financer des dépenses anticycliques, la recapitalisation des banques, l’infrastructure, le financement du commerce, la balance des paiements, le renouvellement de dettes et la sécurité sociale.

Le doublement de la capacité de prêts concessionnels du FMI pour les Etats à faible revenu, proposé également par le G20, devrait profiter aux pays africains membres du FMI.

M. Kaberuka a aussi salué les propositions du G20 pour améliorer la régulation du système financier international, affirmant que cela profiterait à toute la planète, l'Afrique incluse.

Dans une « Déclaration sur le pourvoi de ressources par le biais des institutions financières internationales », les dirigeants du G20 ont mentionné, à la fin du Sommet, leur engagement à s’assurer que les fonds continuent à être consacrés aux marchés émergents et aux pays en développement pour soutenir leurs économies et la croissance mondiale.

M. Kaberuka a également souligné que la crise internationale actuelle avait des racines profondes et prendrait du temps à être jugulée.

« Ce fut un excellent sommet. Ce n’est toutefois que le début d’un long processus », a-t-il indiqué, rappelant que la mise en œuvre des décisions émanant du Sommet constituait le prochain défi à affronter.