Le président de la BAD souligne l’importance d’investir différemment sur les femmes pour revitaliser l’économie africaine

16/03/2010
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Le président Donald Kaberuka, et Mme Graça Machel, fondatrice du réseau New Faces New Voices (NFNV) ont invité à Nairobi, au Kenya, des dirigeants africains et du monde entier au premier « Sommet économique des femmes africaines », pour l’intégration des femmes dans le processus de réflexion sur la reconstruction du système financier mondial.  C’est le Premier ministre du Kenya, Raila Odinga  qui ouvrira le 19 mars 2010,  le sommet de deux jours.

Une centaine de dirigeants africains et du monde entier, des financiers, des politiques, des décideurs, des responsables de la réglementation, des banquiers et des femmes entrepreneures, formuleront des actions réalisables et mesurables visant à modeler le système financier et permettre aux femmes de s’intégrer pleinement dans son architecture.

Selon le président Kaberuka,  « investir différemment sur les femmes est nécessaire pour redynamiser les économies africaines ». De même, il reconnaît « les avantages liés à l’amélioration des possibilités économiques des femmes », et estime que les dirigeants devraient prendre des mesures décisives pour créer les moyens de renforcer le rôle des femmes dans les affaires. En particulier, le département du secteur privé de la BAD et l’Unité du genre, du changement climatique et du développement durable ont apporté des contributions volontaires et soutenues à la promotion de l’égalité homme-femme, en appuyant les efforts déployés par les pouvoirs publics africains pour la prise en compte des questions de genre et la promotion de l’entrepreneuriat féminin.

Le NFNV est un réseau professionnel, qui favorise le changement dans les affaires et la finance pour les femmes en Afrique. Il a été créé sous le patronage de Graça Machel. Le NFNV s’engage à mobiliser fortement les institutions nécessaires pour mettre les femmes au centre des décisions prises pour le développement du nouveau système financier en Afrique. Le réseau prône l’autonomisation des femmes car elles sont indispensables pour relever les défis posés par la crise financière internationale.