Arrêtons les violences à l’endroit des femmes, appelle le président de la Bad

25/11/2005
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Arrêtons les violences à l’endroit des femmes, appelle le président de la Bad

Le protocole sur les droits de la femme en Afrique entre en vigueur

Tunis, le 25 novembre 2005 – Le président de la Banque africaine de développement, M. Donald Kaberuka, a appelé aujourd’hui à Tunis à une action ferme pour mettre un terme aux violences perpétrées à l’endroit des femmes et des filles.

« En cette journée internationale pour l’élimination des violences contre les femmes, a plaidé M. Kaberuka, la Banque africaine de développement appelle toutes les parties à renouveler leur engagement et à joindre leurs efforts pour déraciner cette pratique. » Il a déclaré qu’il était nécessaire de « créer un environnement dans lequel la violence fondée sur la différence sexuelle ne soit désormais plus tolérée et dans lequel les filles et les femmes vivent sans peur ni intimidation. »

Il a précisé que la violence à l’endroit des femmes et des filles constituait une violation fondamentale des droits de l’homme et minait tous les efforts pour construire la paix et le développement en Afrique et dans le monde. Une telle violence, a-t-il poursuivi, constitue une réalité largement répandue et concerne les femmes de tout âge, quels que soient leur culture, leur race, leur niveau social ou leur religion.

Le président a noté que les gouvernements et les organisations internationales prenaient de plus en plus de mesures pour mettre un terme à ce crime. Plusieurs pays africains ont ainsi mis en place des cadres juridiques garantissant les droits des femmes.

Le protocole sur les droits des femmes en Afrique, adopté en 2003, s’inscrit dans le prolongement de la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination contre les femmes et la plateforme d’action de Beijing.

Le protocole, qui ente en vigueur aujourd’hui 25 novembre 2005 dispose que les partenaires étatiques prennent les mesures appropriées pour prohiber les violences contre les femmes, y compris les pratiques destructrices.


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