Le Président de la BAD exhorte le japonais à investir en Afrique

05/04/2010
Share |

Après la ville d’Osaka, la visite au Japon du président du Groupe de la Banque africaine de développement (BAfD) se poursuit dans la capitale Tokyo. M. Donald Kaberuka a eu, le lundi 5 avril 2010, des entretiens avec le premier responsable de la Banque japonaise pour la coopération internationale (JBIC), Hiroshi Watanabe et des  dirigeants de la Banque asiatique de développement.  JBIC cofinance plusieurs projets avec la BAD, notamment dans le domaine des infrastructures. Les deux responsables ont exploré les moyens d’un partenariat plus renforcé entre les deux institutions.

Aujourd’hui, Hiroshi Watanabe mise beaucoup sur le financement de projets préservant l’environnement et qui s’inscrivent dans la lutte contre le réchauffement climatique. Un domaine dans lequel agit la BAD, et où les deux institutions pourraient pousser leur partenariat.  

Un déjeuner avec la presse était également au programme de M.Kaberuka et de sa délégation. La rencontre organisé par le Club de la presse étrangère du Japon (Foreign Correspondants Club of Japan) a permis au président de la BAD de développer les objectifs de cette visite.  « Je suis venu ici demander d’investir en Afrique » a  t-il déclaré d’emblée, avant de situer cette visite dans le cadre du renforcement du partenariat Afrique-Asie. Le président Kaberuka a, à cet égard, rappelé ses précédentes visites, il y a peu, en Inde et en Chine où  il  avait déjà souligné le rôle que doit jouer la BAD, en tant qu’instrument de préférence pour les partenaires asiatiques. Après avoir « loué le partenariat avec le Japon et l’importance de ce pays au sein de la Banque, M. Kaberuka a dit son espoir de voir plus d’investisseurs japonais en Afrique ». Convaincre les hommes d’affaires et les autorités japonaises du bien-fondé de ce plaidoyer est l’un des objectifs premiers de cette visite.

Devant la presse étrangère,  Donald Kaberuka a longuement expliqué pourquoi, selon lui l’Afrique est un continent d’avenir ou d’énormes opportunités pour faire des affaires s’y ouvrent aujourd’hui pour les hommes d’affaires japonais. Comme dans les infrastructures, dans l’énergie, dans les Technologies ou les Sciences.

« Les perspectives d’une Augmentation générale du Capital »

Le deuxième objectif, et tout aussi important, de la visite au Japon est, selon le président,  « de discuter avec les autorités japonaises des perspectives d’une augmentation générale du capital de la BAD ». Pourquoi une augmentation de capital ? D’abord, pour répondre aux demandes continues des pays les plus fragiles. Le président a rappelé le rôle important joué par la Banque en répondant aux besoins des pays africains durant la crise. Et ce, conformément aux décisions du G8 et du G20 au début de la crise. La Banque a été beaucoup sollicitée. Mais il y a aussi les programmes de développement qui demandent toujours à être  financés tout en augmentant la part du secteur privé. Pour ces deux raisons, la BAD souhaite aujourd’hui une augmentation générale de son capital.