COP 19 : Vibrant plaidoyer de la BAD en faveur d’une croissance verte et durable en Afrique

20/11/2013
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La Banque africaine de développement (BAD) a organisé, en marge de la 19e Conférence des parties (COP19), à Varsovie, en Pologne, un événement dédié à la croissance verte en Afrique. Les participants ont exposé des arguments convaincants en faveur de l’objectif global qui est d’assurer la transition du continent africain vers une croissance verte et un développement durable.

Intitulé “La transition de l’Afrique vers une croissance verte : le rôle de la Banque africaine de développement et des autres institutions régionales”, l’événement, qui s’est tenu le 18 novembre, a encouragé les retours d’expériences et l’échange de bonnes pratiques, l’objectif étant de les dupliquer à l’avenir.

« D’ici à 2030, le Mozambique sera passé à une économie verte », a déclaré Ana Paulo Chichava, vice-ministre de la Coordination des affaires environnementales au Mozambique. Elle a insisté sur la nécessité de sensibiliser le grand public, d’une analyse des options stratégiques, d’un renforcement des capacités institutionnelles, d’un secteur privé et de flux financiers “verts”, d’une intégration dans le système d’enseignement, d’un suivi et d’une évaluation.

Dans ses remarques liminaires, Anthony Nyong, responsable de la Division conformité et sauvegardes – une division de la BAD liée à la thématique de l’environnement –, s’est montré for convaincant : « Un nouveau paradigme s’impose. Il faut, en effet, veiller à ce que les pays, surtout en Afrique, tirent profit au maximum de leurs ressources naturelles, afin d’améliorer les conditions de vie des populations, d’éradiquer la pauvreté et de minimiser les vulnérabilités, tout en créant en même temps des opportunités de croissance et de développement durables. »

Il a également été souligné que le rôle du développement du capital humain était capital, si l’on veut que l’Afrique puisse dorénavant connaître une croissance verte. Feng Zhao, chef de la Division du développement humain à la BAD, a quant à lui mis l’accent sur la dimension démographique : le milliard de personnes que compte l’Afrique aujourd’hui et qui, selon les estimations, devrait passer à une population 2,3 milliards de personnes d’ici à 2050, peut représenter un atout important, à condition que celle-ci ait les compétences nécessaires pour faire progresser l’économie africaine que l’occasion lui en soit donnée. C’est pourquoi la transition vers une croissance verte suppose que le capital humain de l’Afrique soit canalisé et orienté vers les secteurs productifs de l’économie. Feng Zhao en est certain : « Une population qui sait innover, qui présente un niveau de formation et de qualifications élevé, est le pilier du développement durable ».

La Banque africaine de développement est déterminée à soutenir ses pays membres régionaux dans leur transition vers une croissance verte, grâce à ses différents rôles de bailleur de fonds, “courtier du savoir”, facilitateur et de médiateur. La BAD a conçu plusieurs produits du savoir, parmi lesquels le document d’analyse de Rio+20, “Favoriser la croissance verte en Afrique”, ainsi qu’un vade-mecum stratégique, en partenariat avec la Banque mondiale, les Nations unies et l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), à l’attention des dirigeants du G20, réunis à Los Cabos (Mexique). Le Rapport sur l’empreinte écologique de l’Afrique est, quant à lui, un produit commun de la BAD et du World Wide Fund for Nature (WWF).

Tous les efforts que la Banque a déployés, ses réalisations et les difficultés qu’elle a rencontrées pour planifier et mettre en œuvre la gestion des ressources naturelles, pour acquérir une capacité de résistance aux changements climatiques et pour créer des infrastructures durables en Afrique, ont aussi été illustrés durant l’événement qu’elle a organisé en marge de COP19. Cela a été aussi l’occasion, pour les experts du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), du WWF, du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et de la Banque européenne d’investissement (BEI), de partager, eux aussi, leurs expériences.