RDC – 108 millions $ de la BAD pour réhabiliter l’axe Tshikapa-Mbuji Mayi et des infrastructures rurales

18/12/2014
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Le Conseil d'administration du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) a approuvé, ce 17 décembre 2014, un don de quelque 108 millions de dollars EU, prélevé sur les ressources du Fonds africain de développement (FAD), en faveur de la République démocratique du Congo (RDC).

Le projet porte sur l’aménagement de l’axe Tshikapa-Mbuji Mayi, plus précisément la section Tshikapa-Kamuesha (87 km) et la réhabilitation des infrastructures agricoles et rurales connexes, dans la province du Kasaï Occidental. Cette province est fortement enclavée du fait de l’état de dégradation avancée de son réseau routier.

Le secteur primaire – soit l’agriculture, l’élevage et les mines – est au cœur de l’économie du Kasaï Occidental, et l’industrie extractive du diamant représente à elle seule 12,4 % de ce secteur. Les infrastructures rurales reliées à la Route nationale n°1 (RN1) favoriseront le développement local et faciliteront les échanges commerciaux et la circulation des personnes et des biens, dans des conditions correctes. La zone d’influence directe du projet compte une population estimée à 1 750 000 habitants, dont 892 000 femmes (soit près de 51%).

Grâce au projet, qui sera mis en œuvre sur cinq ans, il sera mis fin au désenclavement de la province du Kasaï Occidental en la reliant à celle, voisine, du Bandundu et à la ville-province de Kinshasa. S’en verront également améliorés la sécurité alimentaire, la disponibilité des produits agricoles et le renforcement des capacités des services d’appui, des structures de formation professionnelle et de réinsertion sociale ainsi que les communautés à la base.

Les interventions de réhabilitation entamées sur la RN1 répondent à la stratégie du gouvernement congolais, axée sur l’aménagement progressif et le bitumage des axes structurants du pays évoqués plus haut. Le projet se situe dans la continuité des interventions de la Banque et d’autres bailleurs de fonds (Union européenne et Banque mondiale), déjà engagées dans l’aménagement de la RN1 et l’appui au développement du secteur rural, et dont les effets sur l’économie sont substantiels.

La RN1 est un corridor majeur, appelé à jouer pleinement son rôle de couloir principal de transit et d’échanges intérieurs et inter-régions entre l’Afrique centrale, l’Afrique de l’Est et l’Afrique australe.

Partenaire stratégique de la RDC, l’intervention de la Banque est nécessaire pour soutenir les efforts de développement du pays et de réduction de la pauvreté.