Les gouverneurs régionaux de la BAD se réunissent à Tunis pour évaluer les besoins en ressources de l’institution

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Date: 12/02/2010
Lieu: Tunis, Tunisia

Commentaires de gouverneurs

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Gouverneur de la BAD pour la Côte d'Ivoire, M. Paul-Antoine Bohoun Bouabre Gouverneur de la BAD pour le Burkina Faso, M. Lucien Marie Noel Bembamba
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Les gouverneurs régionaux de la Banque africaine de développement (représentant les pays membres africains de l’institution) se réuniront à Tunis le 12 février 2010 pour étudier les modalités de l’augmentation du capital de la banque. Les actionnaires étudieront lors de cette réunion les besoins en ressources supplémentaires pour que la première institution de financement du développement en Afrique puisse continuer à répondre efficacement aux besoins des pays africains.

Ces besoins ont cru de manière importante à cause de la crise économique et financière. Pour y répondre, la Banque africaine de développement (BAD) a augmenté sensiblement ses financements à ses pays membres régionaux. Ces financements sont passés d’une moyenne de 5 milliards USD par an à plus de 12 milliards USD en 2009.

Les prévisions de la BAD estiment que la demande devrait demeurer à ce niveau jusqu’en 2011. La demande pour les ressources de la BAD devrait restée élevée à moyen et à long terme, en raison de la reprise économique qui nécessitera des financements. L’accès limité à des ressources financières à un coût raisonnable sur les marchés des capitaux sera également de nature à maintenir une forte demande sur les ressources de la BAD.

L’augmentation de capital envisagée par la BAD (de 30 milliards USD à 100 milliards USD) permettra à la Banque de continuer à financer le développement économique de l’Afrique, sans dépasser ses limites prudentielles. La décision du Canada et de la Corée, fin 2009, de tripler provisoirement leur contribution au capital exigible de la BAD constitue une avancée significative très encourageante. Aujourd’hui, les études de la BAD estiment qu’il y a une nécessité impérieuse de procéder immédiatement à une augmentation générale du capital pour permettre à l’institution de continuer à octroyer, sans entrave, des prêts au-delà de 2010.

« Cette augmentation de capital profitera directement aux pays membres emprunteurs, dans la mesure où elle permettra à la banque de continuer à lever des fonds sur les marchés obligataires à des taux très compétitifs », commente le vice-président Finance, Thierry de Longuemar.

Après une série de réformes institutionnelles lancées depuis 2006, la BAD a considérablement renforcé ses capacités d’exécution. Ces réformes lui ont permis de gérer efficacement un volume de prêt sans précédent en 2009, devenant du coup la première institution de financement du développement en Afrique.

La réunion de Tunis fait suite à une première rencontre des gouverneurs de la BAD qui s’était tenue le 11 septembre 2009 à Tunis. Le Conseil des gouverneurs réuni en mai 2009 avait autorisé l’institution à entamer les discussions pour évaluer ses besoins en ressources supplémentaires.

La dernière augmentation de capital remonte à 1999. Elle visait essentiellement à renforcer la structure du capital de la BAD. Couplée à des réformes institutionnelles, cette augmentation de capital avait permis à la BAD de regagner la note uniforme AAA par toutes les agences de notation qu’elle avait perdue peu auparavant, note un rapport indépendant commandité par la BAD en décembre 2009.