La BAD se félicite du succès « grandissant » de la Conférence économique africaine

01/11/2014
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L’Economiste en chef par intérim et vice-président du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD), Steve Kayizzi-Mugerwa, s’est félicité du succès grandissant de la Conférence économique africaine (CEA) dont la 9 ème édition s’est ouverte samedi, au Centre de Conférences des Nations Unies (CEA)  à Addis Abeba (Ethiopie)

Intervenant lors d‘une conférence de presse  tenue à la fin de la cérémonie officielle d’ouverture des travaux,  Kayizzi-Mugerwa a rappelé  l’objectif assigné à cette conférence économique africaine qui consiste à réunir des décideurs politiques, chefs d’entreprises, économistes et universitaires pour dialoguer autour d’un thème général touchant le devenir du continent.

Elle est organisée chaque année par la BAD, la CEA et Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD).

L’édition de cette année a pour thème  ’’Savoir et innovation pour la transformation de l’Afrique’’. 

Elle a enregistré  240  contributions soumises par des chercheurs et universitaires, a précisé, Kayizzi-Mugerwa,  soulignant  qu’en définitive 30 exposés ont été sélectionnés et seront présentés lors des séances parallèles qui se  tiendront durant les trois jours que dureront les travaux.

L’économiste en chef par intérim et Vice-président  de la BAD qui a co-animé la rencontre avec la presse  avec le directeur du Bureau régional pour l’Afrique du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD),  Ayodele Odusola, a rappelé que la présente édition de la conférence économique africaine était programmée dans le cadre de la célébration, à Abidjan, du 50 ème anniversaire du Groupe de la BAD, avant d’être finalement transféré à Addis Abeba , la capitale de l’Ethiopie.

Interpelé sur la pertinence du thème de la rencontre, il s’est appesanti sur l’importance que les gouvernements africains devraient  accorder aux investissements  dans les domaines des sciences, l’éducation et les technologies, afin d’améliorer  la productivité et de lutter contre le chômage des jeunes.

Les résultats des précédentes éditions de la conférence économique africaine, publiés sous forme de revues, ont contribué à renforcer le développement des compétences en Afrique, a-t-il soutenu. Et  Steve Kayizzi-Mugerwa de plaider pour la création sur le continent d’universités  de standard mondial à l’image de celles qui existent en Chine et qui vont dispenser des cours centrés sur les besoins réels du continent tels que un master sur la planification du développement.

Appelant à une plus grande implication des femmes et des jeunes dans l’élaboration des politiques économiques initiées en Afrique,  Kayizzi-Mugerwa a déploré le déficit constaté dans la mise en œuvre des décisions visant la promotion des femmes et la  « cruciale » question de l’inadéquation entre la formation et l’emploi.

Selon lui, la tragédie que constitue l’épidémie de la fièvre Ebola dans certains pays ouest-africains (Liberia, Guinée Conakry et Sierra Leone) démontre la défaillance des systèmes de santé de ces pays affectés par le virus mais aussi une mauvaise gestion des ressources publiques. Dans ces trois pays touchés par le virus,  a –t-il souligné  la propagation de l’épidémie a surtout été favorisée par l’échec de la décentralisation des systèmes de santé.