BAD-Sénégal : Prêt de 20 milliards de FCFA pour financer un Programme de reformes
Le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) et le gouvernement du Sénégal viennent de signer un accord de prêt d’un montant de 20,20 milliards de franc CFA (20 million d’unités de comptes) pour financer le programme d’appui aux reformes (PARE), décaissable en deux tranches, soit 75% en 2011 et 25% en 2012.
Le protocole d’accord a été signé mercredi à Dakar par le ministre de l’économie et des finances du Sénégal, Abdoulaye Diop et la Représentante Résidente Régionale du Groupe de la BAD, Madame Leila Mokadem.
Le but du PARE est de contribuer à l’amélioration de la gouvernance financière et du climat des affaires, nécessaire à l’atteinte des objectifs du Document de politique économique et social (DPES) 2011-2015. Spécifiquement il vise à (i) améliorer la gestion des finances publiques et (ii) promouvoir les PME.
Le premier objectif sera atteint à travers trois actes opérationnels, à savoir : (i) contribuer à l’amélioration de la crédibilité budgétaire, nécessaire à la discipline budgétaire ; (ii) appuyer le renforcement de la couverture et de la transparence budgétaire ; (iii) soutenir l’amélioration du cycle budgétaire.
Le second objectif sera atteint à travers deux actes opérationnels: (i) améliorer les conditions d’accès des PME au crédit à travers l’incitation à leur formalisation par une amélioration de l’environnement fiscal et la facilitation de l’accès à la propriété foncière; (ii) et améliorer la performance des PME à travers la facilitation de l’accès à l’électricité et aux marchés publics.
Par cet accord, la BAD vise aussi à appuyer les réformes prioritaires du DPES, assurer la complémentarité de l’assistance avec les autres partenaires et contribuer au financement du gap budgétaire en 2011 et 2012. Ce financement contribue à la stabilité macro-économique et la réalisation des objectifs de développement du pays.

Nous voulons que les gouvernances des pays adoptent l’objectif stratégique de renforcement des capacités et travaillent efficacement dans son sens, pour ce, nous devons les outiller dans leur réalité qui n’est pas évidente, eux seuls connaissent leur coulisse. Ils doivent être sensibilisés aux nouveaux comportements, attitudes, compétences et apprentissages efficaces afin d’adopter et d’adapter les actions liées aux objectifs stratégiques dans leur propre contexte national. « Savoir pour promouvoir » au sein de leur gouvernance, par conséquent développer la volonté et l’engagement politique à l'interne. Nous devons tenir compte de la résistance aux changements, c’est une RÉALITÉ impalpable mais bien réelle, donc former ensemble pour informer dans le bon sens, cela demande le développement d’un esprit d’équipe dans le fonctionnariat, une structure de support formalisée dans une nouvelle cellule du changement. Cet esprit d’équipe sera accompagné d’une responsabilisation à différents niveaux dans la « Cellule d’agents clés multiplicateurs du changement ».
Tout en respectant les structures établies des gouvernances, il est possible d’engendrer une nouvelle dynamique interne au sein du fonctionnariat, sans préjudice à leur hiérarchie actuelle. De plus, il est possible de munir les gouvernements d’une autonomie à engendrer de nouveaux agents du changement dans la cellule.
La formation de cette nouvelle cellule offre plusieurs avantages stratégiques à la réussite de projets de réforme dans un pays, quelque soit le domaine applicatif de la réforme, la dynamique d’ouverture positive des acteurs locaux dans un projet de réforme. La structure de la cellule d’agents clés du changement permettra entre autre :
• Une communication à la verticale et à l’horizontale au sein du gouvernement, tous ministères confondus.
• Une capacité de gestion de la résistance au changement au sein du gouvernement.
• Ouverture positive aux changements des agents et leur influence au travail.
• Une capacité d’agents multiplicateurs dans les projets de réforme.
• Une autonomie de former d’autres agents au besoin du gouvernement.
• Un travail d’équipe, une confiance mutuelle, une solidarité et une collaboration intrinsèque. Compétences et attitudes nécessaires pour relever les défis contemporains.
• Une responsabilisation des membres à différents niveaux de la cellule.
• Une capacité des apprentissages formels et informels intra membres de la cellule.
Voilà un bon outil de gestion de la réticence au changement, d'influence positif face à une réforme gouvernementale, de communication intégrée, de responsabilisation et de support intra cellule, de sentiment d'appartenance à une équipe d'actions positives pour bâtir un futur meilleur.
C'est l'amélioration interne de la gouvernance!
Et, c'est réalisable, mon expérience me l'a confirmé, le projet est prêt... Au grand plaisir!