La Banque procède à de nouvelles émissions obligataires de référence libellées en dollar EU et en dollar néo-zélandais

26/02/2008
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La Banque a lancé, le 15 février, une émission obligataire globale de référence d’une durée de trois ans et d’un montant de 500 millions de dollars EU suivie le 21 février, d’une transaction d’une durée de cinq ans sur le marché intérieur néo-zélandais « Kauri » d’un montant de 200 millions de dollars néo- zélandais (NZD) (environ 160 millions de dollars EU). Alors que la transaction en dollar américain a bénéficié du coût de financement le plus bas jamais atteint par la Banque sur le marché public, la transaction Kauri était la première opération de la Banque sur ce marché. « Les deux opérations visent à obtenir les meilleurs coûts des ressources sur les marchés financiers, afin de promouvoir le développement en Afrique, tout en diversifiant la base d'investisseurs de la Bad », a déclaré le trésorier de la Banque, M. Pierre Van Peteghem.

Emission publique en dollar américain

La banque a lancé avec succès le 15 février 2008, une obligation globale de référence d’un montant de 500 millions de dollars EU avec pour échéance février 2011. Cette transaction est la première sur le marché public depuis le mois d’octobre 2006.

La crise du crédit a conduit à une forte demande des obligations émises par les institutions comme la BAD qui ne sont plus perçues comme ayant une note AAA mais plutôt AAA+. Le lancement de cet emprunt obligataire a été précédé d’une planification minutieuse et d’un dialogue régulier avec les banques d’investissement sélectionnées à cet effet. Le produit de l’obligation a été échangé au meilleur taux d’intérêt flottant jamais atteint par la Banque sur les marchés publics, et conformément aux directives de la Banque en matière gestion de l’actif  et du passif.

La transaction s’est distinguée par la qualité du portefeuille d’investisseurs institutionnels, avec une participation dominante des banques centrales à hauteur de 94 %, et une répartition géographique équilibrée avec 48 % pour l’Asie, Europe 24 % les Amériques 22 % et le Moyen-Orient 6 %.

Cette émission, la sixième du type sur le marché public depuis 2002, renforce la stratégie de la Bad de maintenir une présence régulière sur le marché global. En outre, le coût de financement le plus bas jamais obtenu par la Banque sur ce marché de référence témoigne de la bonne perception par les investisseurs de la qualité de sa signature.

Obligation « Kauri »

Le 21 février, la Bad a également émis,  pour la première fois, une obligation d’une durée de cinq ans et d’un montant de 200 million de NZD (environ 160 million de dollars EU) sur le marché domestique néo-zélandais « Kauri ».

Cette transaction a attiré l’intérêt tant des investisseurs nationaux qu’étrangers avec une répartition du placement équivalente entre ces deux classes.  Cette transaction fait suite à l’émission obligataire couronnée de succès sur le marché domestique australien (obligation « Kangaroo ») de 2006.

Le trésorier de la Banque, Pierre Van Peteghem, a déclaré: « Le marché « kauri » a véritablement démarré en juillet dernier, suite à l’annonce de la Banque centrale de Nouvelle Zélande de rendre éligibles à ses opérations de prises en pension les obligations des émetteurs bénéficiant d’une excellente cote de crédit. La mise en place préalable de la documentation en collaboration avec le département juridique ainsi que des conditions de marchés favorables ont permis le lancement de cette émission immédiatement après la confirmation par la Banque centrale de Nouvelle Zélande de ce statut privilégié pour les émissions obligataires de la BAD sur le marché Kauri. »

« Les émissions sur les marchés domestiques restent une composante importante de notre programme d’emprunt, a-t-il ajouté. La Bad peut facilement y émettre des obligations de référence au même niveau (en montant et en coût) que les autres institutions supranationales tout en contribuant à la diversification de sa base d’investisseurs. Cette transaction en dollar néo-zélandais répond à ces deux objectifs. »