Guichet du secteur privé de la Bad - Signature d’un accord de prêt de 10 millions d’euros avec la SIAT Gabon pour un projet de développement agricole

20/02/2008
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Tunis, le 19 février 2007 – La Banque africaine de développement a signé un accord de prêt de 10 millions d’euros au titre de son guichet du secteur privé avec la Société d’investissement pour l’agriculture tropicale (SIAT) en vue de financer un projet de développement agricole au Gabon.

L’accord de prêt a été signé mardi 19 février 2008 à Tunis par le vice-président de la Bad chargé de l’infrastructure, de l’intégration régionale et du secteur privé, M. Mandla Gantsho, et le directeur de la SIAT-Gabon, M. Pierre Vandebeeck, en présence de l’administrateur de la Bad pour le Gabon, M. Frédéric Korsaga.

S’exprimant à cette occasion, M. Gantsho a indiqué que le projet de caoutchouc et d’huile de palme créera quelque 520 emplois permanents, dont 35 % au profil des femmes, qui représentent 40 % des emplois saisonniers. Cette création d’emplois aura un impact positif sur la population des provinces du Woleu-Ntem et du Moyen-Ogooue du Gabon.

« Le développement d’un secteur privé dynamique dans les pays membres régionaux figure au premier rang des priorités du Groupe de la Bad afin de soutenir le développement durable et réduire la pauvreté en Afrique. Nous sommes particulièrement attentifs aux projets capables de générer un important impact de développement », a déclaré M. Gantsho.

Le projet de développement agricole constitue l’un des projets ayant démontré le plus d’efficacité en se situant à mi-chemin des grandes sociétés privées et des petites et moyennes entreprises. Concentré dans les secteurs de la préparation des champs, de la plantation, de la cueillette des noix de palme et de la récolte du latex, le projet fournira  un appui direct à 500 petits planteurs. Le personnel du projet et les petits planteurs recevront une formation continue en vue d’améliorer leurs compétences et augmenter leur productivité.

M. Gantsho a précisé que la collaboration avec le groupe de la SIAT a démarré en décembre 2002, avec une approbation d’un prêt de 7,14 millions d’euros à la Société d’huile du Ghana (Ghana Oil Company). Il a indiqué que la signature de l’Accord de prêt marque la consolidation de la collaboration entre la SIAT et le groupe de la Bad.

« Nous avons été impressionnés par la bonne gouvernance affichée par le groupe de la SIAT dans le projet du Ghana. Nous attendons beaucoup du nouveau projet en espérant que la SIAT-Gabon deviendra un exemple de bonnes pratiques en matière de gouvernance d’entreprise, de transparence et de responsabilité, des bonnes pratiques qui pourraient être dupliqués dans les prochaines interventions de la banque de même nature », a ajouté M. Gantsho.

S’exprimant à son tour, la président de la SIAT-Gabon, Pierre Vandebeeck, a expliqué que son entreprise, qui a investi massivement au Ghana, au Nigeria, au Cameroun et en Côte d’Ivoire, a commencé ses opérations au Gabon il ya quatre ans, suite à l’acquisition de 7 000 ha de plantations achetées à l’Etat qui fournissent aujourd’hui de l’emploi à 3 600 personnes. Le profil de la société s’est embelli avec un programme d’ouverture de 40 % de son capital à la Bourse du Gabon comme un des instruments de motivation des travailleurs.

SIAT-Ghana représente les investissements les plus importants du groupe avec 20 000 ha cultivés, employant 6 500 fermiers, entre autres investissements d’envergure. L’entreprise réalise d’importantes activités dans l’industrie alimentaire au Nigeria où elle est cotée en Bourse. Elle s’est établie en Côte d’Ivoire en 2007.

« Nous espérons pouvoir continuer à compter la BAD comme partenaire privilégié », a ajouté M. Vandebeeck.

L’administrateur de la Bad pour la Côte d’Ivoire, Frédéric Korsaga, a déclaré pour sa part que le conseil d’administration et la direction de la Bad attachaient une importance particulière aux entreprises telles que la SIAT pour générer une croissance rapide et soutenue capable de contribuer à réduire la pauvreté et à créer des emplois dans les pays africains.

Il a observé que compte tenu de la population croissante du continent, qui devrait atteindre 1,5 milliard de personnes en 2030, le continent aura à relever deux défis majeurs: l’autosuffisance alimentaire et la création d’emplois. Le secteur privé, a-t-il indiqué, doit être à cet égard pleinement impliqué car une action d’une telle envergure ne pouvait pas rester confinée à la seule action gouvernementale.


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