La BAD signe un mécanisme de financement de partage des risques de 400 millions de dollars EU avec la Standard Chartered

31/05/2013
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Objectif : soutenir les flux commerciaux en Afrique, de l’ordre de 3,6 milliards de dollars EU.

La Banque africaine de développement (BAD) et la Standard Chartered Bank ont signé, le 29 mai 2013 à Marrakech, un Accord de participation aux risques d’un montant de 400 millions de dollars EU, en vue d’offrir un support significatif au financement du commerce en matière d’importations et d’exportations dans tous les secteurs économiques vitaux – agriculture et production alimentaire, entreprises et établissements financiers en Afrique compris.

Un tel partenariat bilatéral de partage de risque avec une banque est une première pour la BAD. D’une durée de trois ans, ce Mécanisme de financement permettra de soutenir les flux commerciaux de l’ordre de 3,6 milliards de dollars EU portant sur des biens intermédiaires et produits finis, des matières premières et l’acquisition d’équipements en Afrique. Le programme a pour vocation de soutenir la croissance économique, favoriser le développement du secteur financier et de promouvoir l’intégration régionale.

Ce mécanisme de financement implique une participation aux risques actuariels de 200 millions de dollars EU, la Standard Chartered soutenant l’engagement de la BAD dans chaque transaction, avec un portefeuille total plafonné à 400 millions de dollars EU. Cet accord est fondé sur un partage des risques à hauteur de 50/50.

Dans son discours lors de la cérémonie, Tim Turner, directeur des Opérations du secteur privé de la BAD, a déclaré: « La majorité des banques africaines ne disposent que de faibles volumes de capitaux, ce qui constitue un frein à l’obtention de seuils de financement du commerce auprès des banques internationales et à la réalisation de transactions importantes avec un impact significatif sur le développement. À travers cette convention de partage des risques avec la Standard Chartered, le programme  nous permettra, notamment, de renforcer la capacité de financement du commerce des banques en Afrique et, par conséquent, de développer le commerce et l’intégration économique régionale ».

Ebenezer Essoka, directeur général de la Standard Chartered pour l’Afrique australe, a signé ladite convention avec la BAD, lors des Assemblées annuelles de celle-ci, qui se sont tenues fin mai à Marrakech, au Maroc. « Nous sommes ravis de ce partenariat avec la BAD pour ce programme de partage des risques, qui offrira une augmentation significative des fonds disponibles pour le financement du commerce international dans plus de vingt pays en Afrique, notamment avec la création d’emplois et le soutien de la croissance économique, a déclaré Ebenezer Essoka. Le commerce international est le moteur de l’économie mondiale, et la Standard Chartered s’est engagée à soutenir la croissance des flux commerciaux à travers nos parts de marchés en Asie, en Afrique et au Moyen-Orient. Ce partenariat renforce notre capacité à desservir le marché africain. »

La part de l’Afrique dans le commerce international devrait plus que doubler d’ici à 2050. En tant que tête de file du financement du commerce, la Standard Chartered favorise les échanges à travers l’Afrique, où la Banque opère sur quinze marchés, et où la Standard Chartered émet des prêts en faveur du commerce de plus de 10 milliards de dollars EU par an. Ce programme de financement du commerce de la BAD vise à soutenir plus de 10 milliards de dollars EU du volume des échanges commerciaux au cours des quatre années à venir.