La BAD et le Nordic Development Fund renforcent la coopération en matière de changement climatique

16/09/2013
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Le Fonds nordique pour le développement (NDF) pour l’Afrique australe, a effectué le 13 septembre 2013, une visite au bureau  de la Banque africaine de développement (BAD) en Zambie, en vue de discuter des initiatives actuellement en cours dans le pays dans le domaine de la croissance verte.

Ces initiatives ont été mises en place par la BAD, l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et l’Institut international pour l’environnement et le développement (IIED). Elles ont été lancées à l’occasion d’ateliers organisés en janvier et en mai 2013.

La mission du NDF, dirigée par son responsable pour l’Afrique australe, Johanna Palmber, entendait explorer la possibilité d’apporter un soutien aux travaux sur la croissance verte en Zambie, à travers des études diagnostiques qui guideraient la programmation des investissements dans les interventions liées à la croissance verte. Le gouvernement zambien a déjà manifesté son intérêt pour l’intégration stratégique de la croissance verte dans sa planification du développement national.

Palmberg a expliqué l’objectif et les activités du travail qu’accomplit le NDF en Afrique, et indiqué comment son organisation collabore avec les banques multilatérales de développement, comme la la BAD et la Banque mondiale, pour ajouter de la valeur à leurs efforts grâce à l’octroi de dons pour la réalisation d’études et les investissements. NDF collabore déjà avec la BAD en Zambie, dans le cadre du Programme pilote pour la résilience climatique (PPCR).
Le fonds  finance l’élaboration de codes et normes de conception dans le secteur des transports. Il  dispose d’une Facilité nordique pour le climat qui apporte un appui aux travaux innovants dans le domaine du changement climatique.

La BAD et le NDF ont convenu à l’issue de la réunion que les études de faisabilité prévues en Zambie, au Rwanda et en Tanzanie serviraient de base pour la conception d’une stratégie d’intervention cohérente en matière de croissance verte en Zambie et permettraient de définir avec précision les domaines d’intervention.

Le Représentant Résident de la BAD en Zambie, Freddie Kwesiga, a  souligné l’importance de l’introduction de technologies énergétiques propres afin de réduire le taux élevé de déforestation en Zambie où 100 % de la consommation d’énergie dans les milieux ruraux et péri-urbains exclus du réseau électrique provient du bois de chauffe et du charbon.

Le potentiel en énergie solaire et autres énergies propres pour les zones rurales (ménages et institutions) constitue une piste à explorer lors des études de faisabilité. Pour les zones urbaines, les technologies de gestion des déchets solides sont à prendre en considération. Il a été convenu que toute stratégie de croissance verte en Zambie doit s’appuyer sur des technologies à gains rapides qui offrent des choix énergétiques aux populations rurales.

La réunion BAD-NDF apporte une valeur ajoutée au travail qu’effectue la BAD en partenariat avec l’OCDE et l’IIED dans la conception d’une stratégie en matière de croissance verte en Zambie. L’étude planifiée qui sera financée par le NDF, apportera une valeur ajoutée considérable à ce processus. La BAD en élaborera les termes de référence et rédigera une proposition à soumettre pour financement au NDF. Celui-ci, de son côté, informera le Secrétariat du Programme pilote pour la résilience climatique sur l’appui qu’il envisage d’apporter.