La BAD soutient la Journée mondiale de lutte contre le paludisme et son thème « Maintenir les progrès, sauver des vies, investir dans la lutte contre le paludisme »

24/04/2012
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L’Afrique est le continent le plus touché par le paludisme. Plus de 80 pour cent de tous les cas de paludisme dans le monde surviennent en Afrique, et le continent enregistre plus de 90 pour cent des décès causés par le paludisme.

Les enfants sont les plus vulnérables. Sur les décès dus au paludisme,  86 pour cent sont des décès d’enfants.

Les femmes enceintes, les personnes vivant avec le VIH/Sida et les victimes de catastrophes sont aussi tout particulièrement vulnérables au paludisme.

Enfin, on estime que le changement climatique pourrait augmenter de 170 millions d’ici 2030 le nombre de personnes à risque en Afrique (Programme Foresight- Maladies infectieuses: préparons l’avenir, 2006).

Ce lourd fardeau de la maladie a un impact économique direct. Le paludisme cause d’importantes pertes économiques et peut faire chuter le produit intérieur brut de 1,3 pour cent dans les pays qui enregistrent un fort niveau de transmission. Sur le long terme, ces pertes annuelles agrégées ont eu pour conséquence des niveaux de PIB très différents entre les pays touchés et non touchés par le paludisme, notamment en Afrique (OMS, Données sur le paludisme, n° 94, décembre 2011).

On a observé, au cours de la dernière décennie, un engagement politique croissant aux niveaux régional et international pour le passage à l’échelle du contrôle du paludisme pour l’éradiquer dans la région. L’accélération des stratégies de prévention du paludisme, telles que l’utilisation de moustiquaires imprégnées, ont montré des résultats positifs conduisant à la réduction de l’incidence du paludisme et de la mortalité, contribuant ainsi au déclin de la mortalité infantile dans la région.

Pour consolider ces gains, accélérer les progrès en vue de l’atteinte de l’OMD relatif au paludisme et améliorer la santé maternelle et infantile, il faut investir davantage. L’atténuation des résistances aux médicaments et insecticides et l’utilisation de nouveaux outils qui ont fait leurs preuves seront également essentielles. Sans cela, nous courons le risque de reculer par rapport aux progrès réalisés et de perdre un nombre incalculable de vies du fait d’une maladie que l’on peut pourtant prévenir et traiter.

La Banque africaine de développement soutient les initiatives de lutte contre le paludisme dans ses pays membres régionaux (PMR) à travers des projets ciblés dans le secteur de la santé, en finançant des équipements collectifs, des formations et par un appui plus général aux systèmes de santé.

De plus, des mesures d’atténuation ont été intégrées dans la conception des projets d’infrastructures pour réduire les risques liés à la création des conditions favorables aux moustiques.

La Banque apporté également son appui au Programme spécial de recherche et de formation sur les maladies tropicales, qui appuie le développement de nouveaux outils de lutte contre le paludisme et d’autres maladies tropicales, ainsi que le renforcement des capacités de recherche dans les pays touchés.

Par exemple, la Banque apporte un appui stratégique au développement du Réseau africain pour l’innovation dans le domaine des médicaments et des produits diagnostiques (ANDI). La Banque soutient encore l’harmonisation des politiques, protocoles et traitements dans la région SADC, grâce à un don de 30 millions de dollars EU à peu près pour la lutte contre les maladies transmissibles, dont le paludisme.

La BAD va continuer à aider ses pays membres régionaux à améliorer la santé et à lutter contre le paludisme.

Sa nouvelle stratégie de développement du capital humain plaide en faveur d’une approche intégrée du développement humain pour soutenir la croissance économique et réduire la pauvreté. La croissance inclusive ne se réalisera pas sans des populations en meilleure santé.

La Banque apportera donc son soutien à ses pays membres régionaux pour trouver des mécanismes de financement innovants et durables afin de faire face à la crise actuelle de financement extérieur en général, et de programmes spéciaux de lutte contre les maladies, en particulier.