La BAD appuie un modèle de développement plus vert en Égypte

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De: 11/06/2013
A: 11/06/2013
Lieu: Le Caire, Egypte

Dans le cadre de ses activités au titre du Fonds fiduciaire pour la coopération Sud-Sud (financé par le gouvernement brésilien), le Département de l’énergie, de l’environnement et du changement climatique de la Banque africaine de développement (BAD) a abrité, le 11 juin 2013, au Caire (Égypte), un atelier de haut niveau pour présenter les résultats et les recommandations d’une étude analytique, intitulée Mécanismes de transfert de technologies propres en Égypte, s’inspirant des meilleures pratiques ayant cours dans d’autres pays du Sud.

L’étude formule six recommandations destinées à promouvoir un transfert de technologies fondé sur les capacités, le potentiel commercial et les besoins actuels de l’Égypte, à savoir : i) établir et animer des réseaux de coopération public-privé ; ii) élaborer un programme de fonds ciblés pour la recherche-développement en coopération, dans le domaine des technologies propres ; iii) accroître la prise de conscience des consommateurs et des producteurs quant aux enjeux de la croissance verte et de la durabilité ; iv) continuer de mettre l’accent sur les sources d’énergie éolienne et solaire, mais en insistant davantage sur les biocarburants et le recyclage des déchets ; v) renforcer l’application et le respect de la réglementation environnementale ; et vi) promouvoir l’écosystème entrepreneurial désiré, pour accélérer la création d’entreprises reposant sur des technologies propres.

L’atelier a réuni des participants de haut niveau spécialisés dans les enjeux du transfert technologique dans le contexte égyptien, notamment des universitaires, des membres du secteur privé, des entrepreneurs et chercheurs, et des experts de renom provenant d’institutions de pays du Sud – d’Amérique latine notamment, comme l’Argentine et le Chili. Tous ont pu, ainsi, débattre des meilleurs enseignements tirés de l’expérience des pays du Sud en matière de transfert de technologies et d’innovation climatique, et qui pourraient être adaptés à l’Égypte. « Cela a été important d’avoir une opportunité comme celle-ci de rencontrer les parties prenantes appropriées, avec lesquelles on n’avait pas de lien jusque-là », a souligné l’un des participants.

L’Égypte a de fortes chances de bénéficier d’importants investissements dans les énergies renouvelables présentant un fort potentiel de création d’emplois et de croissance économique. Ladite étude donne à penser que près de quatre à six emplois verts par mégawatt de capacité de production pourraient être créés, rien que dans l’industrie manufacturière locale. Plus précisément, l’ensemble des investissements prévus dans les cinq prochaines années dans les énergies renouvelables en Égypte pourrait déboucher sur la création d’emplois verts – jusque 100 000 emplois escomptés. Cependant, pour ce faire, il faudra agir sur plusieurs leviers. Ainsi, la seule injection de capitaux dans la construction de centrales de production d’énergie renouvelable, qui ne se préoccuperait pas, notamment, de formation des ouvriers ni, à plus long terme, de recherche-développement, ne suffirait pas à maximiser les retombées du secteur des énergies renouvelables.

L’atelier a consisté en un déroulé d’exposés faits par des représentants d’organisations spécialisés en matière de transfert de technologie et d’innovation climatique, venus d’Amérique latine, à l’instar de María Eugenia Fernández, de la Fundación Chile ; de Jose Luis Inglese, de Inglese Consultores S.A. (Argentine), ainsi que de Maged El-Sherbiny, président de l’Académie égyptienne de la recherche scientifique et de la technologie.

Facilitant des échanges avec d’autres pays émergents, l’atelier renforce ainsi la position de la Banque africaine de développement en tant qu’institution de premier ordre en matière d’innovation climatique et de transfert de technologie. Un des principaux objectifs de la Stratégie 2013-2022 de la BAD est d’assurer la transition du continent africain vers une croissance verte. La Banque a pris l’initiative d’échanges de bonnes pratiques innovantes et de mutualisation du savoir entre pays du Sud. Elle a également offert d’accompagner étroitement le gouvernement égyptien dans sa transition vers le transfert de technologies propres.

L'étude sera rendue publique en octobre 2013.