COP 20 : la BAD défendra les positions de l’Afrique dans les négociations pour le futur accord sur le climat en 2015

27/11/2014
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La Banque africaine de développement (BAD) participera à la vingtième session de la Conférence des parties à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, dite “COP 20”, qui se tiendra du 1er au 12 décembre à Lima, au Pérou. Cette année, les efforts que déploie la BAD en faveur d’un développement résilient au changement climatique et à faible émission de carbone en Afrique, grâce notamment à ses  initiatives visant à améliorer l’accès au financement climatique, seront mis en exergue.

La Banque entend se faire le porte-voix du l’Afrique dans les négociations, afin de mieux faire entendre les points de vue, du continent avant que ne soit ratifié un accord mondial sur le climat, lors du prochain sommet climatique prévu à Paris en 2015. L’objectif est de promouvoir un développement tienne compte du changement climatique en Afrique et de faciliter l’accès des pays africains aux financements climatiques. La BAD continuera à jouer son rôle de facilitateur entre acteurs mondiaux et partenaires – décisionnaires, investisseurs et entreprises privées. Comme à son habitude, la BAD apportera également son soutien technique et financier au groupe des négociateurs africains, chargé de s’exprimer au nom de tout le continent lors des négociations. Bien entendu, la Banque pèsera de tout son poids pour que les préoccupations des Africains soient prises en considération quand le Fonds vert pour le climat deviendra opérationnel.

La journée dédiée à l’Afrique aura lieu le 10 décembre à 11 h 30. Intitulée « L’Afrique dans le cadre d’un nouvel accord sur le changement climatique post-2015 », elle traitera de la nécessité d’améliorer l’accès des pays africains aux financements climatiques, par le biais de fonds régionaux et internationaux et d’investisseurs privés. L’événement sera l’occasion d’examiner en profondeur et de mettre en lumière ce que le nouvel accord international sur le climat post-2015 peut apporter à l’Afrique. Les questions relatives aux initiatives (en cours et à venir) destinées à appuyer les stratégies de développement vert et inclusif en Afrique et leurs modalités de mise en œuvre, notamment les défis et les opportunités qu’elles soulèvent, seront des débats.

Un dîner-dialogue sera organisé le même jour par le programme « Climat pour le développement en Afrique » (ClimDev-Afrique) – une initiative tripartite de l’Union africaine, de la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique et de la BAD – sur les “services climatiques”. Cet évènement sera l’occasion de partager les expériences sur les services d’information climatiques efficace et l’importance de les relier à l’enjeu du développement. Devraient également être esquissées des propositions pour remédier aux lacunes persistantes en matière de savoir relatif à l’utilisation des services d’information climatique pour planifier le développement.

Tout à la fois financier, partenaire et conseiller des pays africains, la BAD joue un rôle-clé pour les aider à mettre en œuvre un développement qui tienne compte du changement climatique, à accéder aux ressources disponibles et à capitaliser sur les opportunités de financement futures. Avec son Plan d’action sur le changement climatique, la BAD entend d’ailleurs investir jusqu’à 10 milliards de dollars EU entre 2011 et 2015. Ces ressources proviennent de ses fonds propres, ainsi que de fonds fiduciaires bilatéraux et d’instruments de financement climatique, tels que les Fonds d’investissement climatiques, le Fonds pour l’environnement mondial, le Fonds africain des énergies renouvelables, le Fonds spécial ClimDev, le nouveau Fonds pour les changements climatiques en Afrique et le Fonds pour les forêts du Bassin du Congo. Entre 2011 et 2013, les  investissements de la BAD dans des projets qui prennent en considération le changement climatique ont atteint les 5,2 milliards de dollars EU. La Banque est ainsi bien partie pour remplir son engagement d’investir 10 milliards de dollars EU d’ici à la fin 2015.