La BAD s'engage dans une vaste étude sur le développement des infrastructures au Congo

17/08/2012
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« La médiocrité des infrastructures, le coûts élevé des transports et le manque de capacités techniques entraveront la croissance, ainsi que les efforts de la République du Congo, visant l’intégration économique, » révèle une étude de la Banque africaine de développement : Développement de l’infrastructure au Congo: Contraintes et priorités à moyen terme.

Selon l'indicateur de développement de l'Afrique en matière d'infrastructures, le Congo s'est classé 24e sur 53 pays en 2009, avec une moyenne plus faible dans l’infrastructure énergétique, l’état des routes et l'accès à l'eau potable. Seulement 7,1 pour cent des routes du pays sont pavées, avec un réseau de chemin de fer en mauvais état. Le manque d'entretien et de réhabilitation a abouti à la détérioration de l'infrastructure existante et au coût élevé des services, en particulier dans le secteur des transports.

La majeure partie des investissements dans l'infrastructure congolaise provient de ressources domestiques, avec un taux d’investissement au détriment de l’entretien. L’Africa Infrastructure Country Diagnostic (AICD) estime qu’environ 23 pour cent du taux d'investissement global dans l'infrastructure au Congo, devraient être affectés aux opérations et à la maintenance ; alors qu’en réalité, plus de 95 pour cent des dépenses totales pour 2006-2010, devraient financer de nouveaux projets, avec des dépenses de fonctionnement estimées seulement à 0,2 pour cent.

Selon l'AICD, le Congo a besoin de dépenser 946 000 000 dollars par an entre 2005 et 2015 pour moderniser son infrastructure, contre 692 millions de dollars dépensés chaque année au cours des cinq dernières années.

L'étude de la BAD fait plusieurs recommandations visant à aider le gouvernement de la République du Congo dans ses efforts pour améliorer l'infrastructure économique du pays et pour accélérer la croissance, entre autres, une augmentation du financement pour la réhabilitation des infrastructures et pour l'entretien ; l'introduction de mesures de réformes visant à encourager plus d’investissements dans le secteur privé, et le renforcement des capacités techniques.

Le lien entre l'infrastructure et la croissance économique, explique toute l’importance du rôle des institutions financières internationales (IFI) comme la BAD dans le financement de projets d'infrastructures régionaux, la fourniture d’expertises dans la mobilisation du financement du secteur privé, ainsi que dans la réussite de la mise en œuvre des réformes nécessaires.