La BAD plaide pour des transferts d’argent moins chers et accélérateurs de développement

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De: 19/06/2013
A: 19/06/2013
Lieu: Tunis, Tunisie

Transferts de fonds des migrants : des chiffres à multiples zéros

  • Dans le monde, 406 milliards de dollars EU ont été transférés en 2012 par les migrants vers leurs pays d’origine, selon un rapport de la Banque mondiale. C’est 6,5 % de plus qu’en 2011, et trois fois plus que l’aide officielle au développement. Les projections tablent sur une hausse de 8 % de ces transferts en 2013, et de 10 % en 2014. Les transferts de fonds des migrants devraient franchir le seuil des 500 milliards de dollars EU à la fin 2015.
  • La diaspora tunisienne a transféré 2,282 milliards de dollars EU en 2012 contribuant ainsi à 5 % du PIB et à 28,7 % de l’épargne nationale, selon la Banque centrale de Tunisie.  C’est 25,4 % de plus qu’en 2011, quand 1,486 milliards de dollars EU avaient été transférés, représentant 4,3 % du PIB.

Transferts de fonds des Tunisiens de l’étranger : la manne reste à fructifier

  • 3,54 milliards de dinars transférés en Tunisie en 2012
  • L’argent des migrants, trop cher à rapatrier
  • Levée de la clause d’exclusivité, une première
  • Le secteur bancaire à la rescousse
  • Des innovations bancaires et boursières à l’étude

Transferts d’argent : un workshop inspiré d’un rapport de la BAD

C’est un véritable pavé. Quelque 160 pages qui décortiquent les enjeux que couvrent les transferts d’argent des migrants issus de cinq pays emblématiques d’Afrique, répartis entre le Maghreb et la Zone franc : le Maroc et la Tunisie pour l’Afrique du Nord, le Cameroun en tant que membre de la CEMAC (Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale) et siège de la Banque centrale régionale ; les Comores pour la région Océanie ; et le Sénégal, membre de la zone UEMOA (Union économique et monétaire de l’Afrique de l’Ouest).

Intitulé Réduire les coûts des transferts d’argent des migrants et optimiser leur impact sur le développement : outils et produits financiers pour le Maghreb et la Zone franc, le rapport est le fruit d’une enquête menée par des experts de l’ONG Epargne Sans Frontière. Il a été, en fait, initié dès janvier 2008, dans la lignée des recommandations qu’avait émises la BAD dans une étude préalable, Migrations, un enjeu de développement, en partenariat avec le autorités françaises. Publié à l’orée 2012, le rapport fait l’objet, depuis lors, d’une restitution sous forme de workshops dédiés successifs dans les cinq pays soumis à l’étude.