La BAD et la Banque mondiale évoluent dans une dynamique commune, selon Makhtar Diop

22/05/2014
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L’Afrique est à la croisée des chemins. En cinquante ans, la BAD est devenue un acteur majeur de développement. A la faveur de sa participation aux Assemblées annuelles de la BAD, à Kigali, où les futurs défis du continent sont débattus, le vice-président de la Banque mondiale, Makhtar Diop a salué les bonnes performances de l’Afrique sous le leadership de la BAD au cours des décennies passées. M. Diop a également salué les relations entre son institution et la BAD. « Je suis heureux de la coopération entre la BAD et la Banque mondiale dans la convergence de nos activités et politiques de développement de ce continent,» a t-il dit. « Nous évoluons dans une dynamique commune.»

Il a indiqué avoir co-présidé avec le président de la BAD, Donald Kaberuka, une discussion sur la perception du risque en Afrique, lors de laquelle il s’agissait d’informer des représentants du secteur privé, ainsi que les bailleurs de fonds, sur les bonnes performances des économies africaines, et sur la nécessité d’investir massivement dans le continent. «Avec eux, nous avons dégagé des pistes et quantifié les risques. Pour nos gouvernements, il s’agit entre autres, de mettre en place des outils performants et crédibles de gouvernance.

M. Diop s’est dit optimiste pour l’Afrique, qui a su relever de grands défis économiques ces dernières décennies. «Maintenant que ce demi-siècle est derrière nous, nous devons penser à l’avenir. Les perspectives économiques et sociales du continent se sont améliorées et les Africains ont de bonnes raisons d’espérer. »

«Ces assises annuelles de la BAD sont également un moment de réflexion sur ce qu’il reste à faire différemment, pour une véritable émergence d’un continent où les populations profitent des fruits de la croissance partagée.»

Concernant le rôle de la Banque mondiale dans le financement du secteur privé en Afrique, M. Diop a fait observer que de nombreux pays ont, par le passé, effectué des choix économiques, politiques et idéologiques qui ont affecté positivement ou négativement l'éclosion d'un développement de ce secteur. Les relations entre ces pays et la Banque mondiale sont des plus flexibles en matière de financement du secteur privé. « Nous sommes aujourd’hui dans une dynamique où les décideurs politiques africains acceptent aisément nos politiques macroéconomiques. Le rôle des secteurs public et privé n’est plus à démontrer. Les deux sont indissociables. »