La BAD et des dirigeants de la planète vont intensifier la lutte contre le commerce des espèces sauvages

14/02/2014
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Des dirigeants de la planète et d’organisations internationales se sont engagés le 13 février à Londres  à mettre fin au commerce illégal d’espèces sauvages et à renforcer la protection des espèces les plus emblématiques contre la menace de leur extinction.

Rassemblés à l’occasion de la Conférence de Londres sur le Commerce illégal d’espèces sauvages, qui s’est tenue les  12 et 13 février, 60 pays et organisations internationales, dont la Banque africaine de développement (BAD), ont exhorté la communauté internationale à jouer un rôle mobilisateur au niveau politique. Ils ont également demandé d’adopter des mesures essentielles pour mettre fin au trafic et au commerce des espèces sauvages.

La Déclaration de Londres reconnaît « l’ampleur inquiétante et les conséquences économiques, sociales et environnementales néfastes du commerce illégal d’espèces sauvages ».  Elle  constate  aussi que « le commerce illégal d’espèces sauvages, dont l’ampleur est sans précédent, et le braconnage qui l’alimente » compromettent le développement économique durable. La Déclaration ajoute : « Le commerce illégal d’espèces sauvages fait nettement obstacle à un développement économique durable, inclusif et équilibré. »

Diverses mesures sont nécessaires pour combattre le commerce illégal d’espèces sauvages.  Il y a entre autres : l’éradication  de l’offre et de la demande de produits illégaux de par le monde ; la mise en place de cadres juridiques efficaces et de mesures juridiques dissuasives à l’encontre des criminels qui se livrent à un tel trafic ; le renforcement de la répression ; et le soutien du développement de moyens de subsistance durables pour les communautés touchées par ce  commerce.

La Déclaration de Londres exhorte tous les donateurs à dégager des ressources supplémentaires pour que soient honorés les engagements politiques pris par la communauté internationale.
Dans son intervention à  la Conférence,  le président de la BAD, Donald Kaberuka, a réitéré la volonté de la BAD à « contribuer à trouver des solutions pour résoudre ce problème qui prend de l’ampleur ».

« Au cours des trois prochaines années, la BAD s’engage à verser 5 millions de dollars pour renforcer la gestion transfrontalière des parcs », a-t-il déclaré.

Kaberuka a fait référence à l’appel mondial commun en faveur d’un engagement et de mesures initiés par la BAD et le WWF lors des Assemblées annuelles de la BAD à Marrakech, au Maroc, en mai 2013.  Une initiative  saluée par les signataires de la Déclaration de Londres. Et Kaberuka d’ajouter : « Nous sommes très honorés que la Déclaration de Londres prenne comme point de départ la Déclaration de Marrakech. »

Kaberuka a rappelé que la BAD avait « promptement réagi et offert le soutien nécessaire au Cameroun, au Tchad et à la République centrafricaine à la suite du terrible massacre de plus de 400 éléphants dans le Parc national de Bouba Njida, au Cameroun, il y a deux ans. »
Selon  l’Union européenne, la valeur de la corne de rhinocéros est actuellement supérieure à celle de l’or, avec  la corne  qui se négocie  à  40 000 euros le kilo. Quant à l’os de tigre, il se négocie à 900 euros le kilo.

Ce sont le prince de Galles et des dirigeants africains qui ont lancé l’idée d’une première conférence consacrée à cette problématique après avoir discuté de la crise du braconnage avec Ali Bongo, le président du Gabon.

La conférence a vu la participation du Prince  de Galles,  des  présidents du Botswana, du Tchad, du Gabon,  de la Tanzanie, ainsi que  de 120 participants représentant 56 pays et organisations.