La BAD accélère l’Autoroute de l’information en Afrique, premier guichet unique africain dédié aux données sur le développement

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De: 24/02/2014
A: 24/02/2014
Lieu: Pretoria, South Africa

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  • Développé par le Département des statistiques de la Banque, ce portail en ligne optimisera la qualité, la gestion et la diffusion des données en Afrique.

Au fil des années, nombreux sont les pays africains à avoir déployé de larges efforts pour la collecte de données. Mais il reste des problèmes à résoudre pour parvenir à diffuser les données auprès des utilisateurs finaux. Cette problématique ayant été soulignée lors de plusieurs réunions panafricaines et internationales récentes, les dirigeants du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) ont enjoint les pays à créer un portail transparent, fiable et crédible, afin d’améliorer la gestion des données et leur diffusion sur le continent africain.

Au terme d’un essai pilote concluant, des portails de données et systèmes de données en libre accès (“Open Data”) ont été développés et mis en place dans l’ensemble des 54 pays africains et dans 16 organisations régionales ou sous-régionales. D’autres outils, tels que la plate-forme e-GovDP, sont encore en phase pilote et seront déployés cette année.

La tournée de présentation de l’Autoroute de l’information en Afrique démarre à Pretoria, en Afrique du Sud, le lundi 24 février 2014. Y sera lancé le tout nouveau portail, et une démonstration en direct sera faite, en présence de responsables gouvernementaux, de décideurs politiques, d’analystes, de chefs d’entreprise, investisseurs, chercheurs et de représentants de la société civile et d’organisations non gouvernementales.

Economiste en chef et vice-président de la BAD, Mthuli Ncube, sera rejoint par Pali Lehohla, statisticien général de Statistics South Africa, partenaire local et régional, responsable des statistiques officielles de l’Afrique du Sud.

Mthuli Ncube en est convaincu : « L’accès à des données fiables, pertinentes et crédibles, constitue le moteur le plus important de la croissance du continent, de l’avis de. Il permet aux gouvernements, aux chefs d’entreprise, aux investisseurs et aux simples citoyens africains, non seulement de prendre des décisions en toute connaissance de cause, mais également, pour la première fois, de gérer et contrôler correctement les résultats obtenus en matière de développement. L’Autoroute de l’information répond aussi aux besoins de renforcement des capacités statistiques de la BADt= elle-même, ainsi qu’à la demande de données actualisées qui permettent de surveiller l’incidence sur le développement de nos interventions sur le continent, et de veiller à ce que celles-ci respectent notre stratégie décennale lancée cette année ».

Dans le cadre de l’initiative AIA (Autoroute de l’information en Afrique), des portails de données/systèmes de données Open Data fonctionnant sur des plates-formes informatiques communes ont été développés et mis en place dans l’ensemble des 54 pays africains et dans 16 organisations régionales ou sous-régionales africaines. De solides partenariats ont été établis avec le Fonds monétaire international (FMI) et d’autres organisations internationales, telles que l’Organisation mondiale de la santé (OMS), l’Union européenne (UE), l’Organisation internationale du travail (OIT), l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et la Division de statistiques des Nations unies, dans le but d’exploiter la plate-forme Open Data de la BAD pour donner l’opportunité aux pays africains de leur transmettre des données et de faciliter les échanges de données entre pays et institutions.

L’Autoroute de l’information en Afrique entend :

  • renforcer le rôle que joue la BAD en tant que centre de savoir pour les données relatives au développement dans les pays membres régionaux (PMR) ;
  • promouvoir le processus d’intégration et d’harmonisation  régionales ;
  • alléger la charge que représente la préparation de rapports pour les PMR ;
  • améliorer la qualité des données grâce au respect accru des normes internationales ;
  • fortement augmenter les échanges de données entre PMR ;
  • renforcer l’accès aux données, ce qui contribuera à la transparence, à la bonne gouvernance et à la responsabilisation ;
  • renforcer la collaboration avec le FMI et les autres partenaires ;
  • améliorer l’accès des PMR aux marchés de capitaux ;
  • fournir une plate-forme pour le suivi et l’évaluation (S&E) des résultats du développement ;
  • améliorer le support des informations destinées aux opérations bancaires.