La Revue sur l’efficacité du développement de la BAD révèle que 70 % des indicateurs sont sur la bonne voie

28/05/2015
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La Banque africaine de développement (BAD) contribue sciemment au développement de l’Afrique et elle obtient des résultats.

Selon la Revue annuelle 2015 sur l’efficacité du développement de la Banque, 70 % des indicateurs de la BAD sont sur la bonne voie. Faisant partie d’une série de publications publiées par le Département des résultats et du contrôle de la qualité de la Banque, celle-ci offre un aperçu des réalisations et des tendances en matière de développement en Afrique, décrit la contribution de la BAD aux résultats de développement sur le continent et examine l’efficacité avec laquelle la Banque gère ses activités et se gère elle-même en tant qu’organisation.

Il s’agit de la cinquième édition de cette publication, lancée mercredi 27 mai 2015, à l’occasion des Assemblées annuelles de la Banque qui se tenaient à Abidjan, en Côte d’Ivoire, marquant l’année du cinquantenaire de la BAD.

Tout en reconnaissant que l’Afrique progresse graduellement, le rapport souligne que le déficit énergétique du continent demeure très important. Le taux d’électrification global a augmenté, établi à 42 % en 2013, contre 38 % en 2005. Or, la population s’est accrue à un rythme plus rapide. La consommation moyenne d’électricité a, elle aussi, légèrement augmenté, passant de 666 kWh à 690 kWh par an.

Le rapport signale que l’Afrique reste cependant loin derrière les autres régions en développement.

La Revue montre que la BAD contribue au secteur énergétique en Afrique. « La façon dont la Banque appuie le secteur énergétique a évolué au fil des ans, y est-il noté. La Politique du secteur de l’énergie de 1994 se concentrait essentiellement sur les réformes institutionnelles et sur le développement des capacités dans le secteur énergétique, dans le but de permettre la libération de l’investissement privé. Nous avons contribué à améliorer les politiques tarifaires, les pratiques de gestion et les régimes de maintenance ».

Toutefois, le rapport ajoute également qu’il est devenu évident, après quelques années, que les investissements privés ne venaient pas. La Banque a donc décidé de soutenir ses pays membres régionaux en augmentant ses investissements dans le développement d’infrastructures majeures.

« Depuis deux décennies, quelque 12 % des investissements de la BAD ont été destinés au secteur de l’énergie. La plupart a servi à bâtir une capacité de production et des réseaux de distribution à l’échelle nationale, bénéficiant tout particulièrement à l’électrification rurale de façon à favoriser la croissance inclusive », est-il précisé dans le rapport.

Toujours selon la Revue, la Banque a contribué à financer, depuis 2009, plus de 1 900 MW de capacités de production nouvelles et plus de 15 000 kilomètres de lignes de transmission. « Grâce à ces efforts, nous avons fourni de nouveaux raccordements électriques à 567 000 personnes et un accès à l’électricité amélioré à plus de 14 millions d’autres personnes ».

Elle ajoute que la Banque, poursuivant son double objectif de croissance inclusive et de transition vers une croissance verte, a fourni 32 milliards de dollars EU sous forme de prêts, de produits de la connaissance et de prestations de conseil.

La Banque prévoit par ailleurs de mettre en place des centres d’excellence en sciences et en ingénierie biomédicales, afin de développer un capital humain pour le continent.