Journée africaine de lutte contre le paludisme, le 25 avril 2006

25/04/2006
Share |

Journée africaine de lutte contre le paludisme, le 25 avril 2006

Tunis, le 25 avril 2006 – Le paludisme demeure un problème majeur en Afrique, particulièrement au sud du Sahara. Selon les estimations, il y a 300 millions de cas de paludisme chaque année en Afrique entraînant jusqu’à 2 millions de cas de décès, surtout parmi les enfants en bas âge.

Le paludisme est l’un des principaux obstacles réels au développement économique en Afrique, puisqu’il réduit le produit intérieur brut de la région de pas moins de 12 milliards de dollars par an. Au nombre des facteurs fondamentaux de morbidité et de mortalité due au paludisme, en Afrique, figurent la précarité des systèmes de santé, l’inadéquation des infrastructures, la pénurie de la main-d’oeuvre de santé, la résistance généralisée aux traitements classiques antipaludéens et l’accès limité aux nouvelles thérapies combinées d’antipaludéens plus efficaces, à savoir les thérapies combinées à base d’artémisinine (ACT).

La Banque africaine de développement, conjointement avec les populations du continent africain et du monde entier, commémore la Journée africaine du paludisme qui a lieu le 25 avril et autour de cette date. La stratégie de la Banque en matière de lutte contre le paludisme ainsi que les directives opérationnelles élaborées en 2002 soulignent la priorité institutionnelle accordée à la lutte contre le paludisme.

Pendant la décennie écoulée, la Banque a investi environ 380 millions de dollars EU directement au titre de la lutte contre le paludisme. La plupart des projets de santé financés par la Banque visent le renforcement des infrastructures de santé qui constituent la pierre angulaire des initiatives en faveur du soulagement du fardeau des maladies y compris le paludisme. Dans le cadre de ces projets de santé, environ 46,5 millions de dollars EU ont été affectés aux activités de prévention et de lutte contre le paludisme dans le secteur de la santé.

De plus en plus, la Banque prévoit aussi des composantes liées à la lutte contre le paludisme dans ses projets des secteurs de l’agriculture, de l’adduction d’eau et de l’assainissement, des infrastructures et de l’éducation. Le montant total des contributions de la Banque au titre des composantes axées sur la lutte contre le paludisme, dans des secteurs autres que la santé, au cours de la décennies passée, atteint environ 30 millions de dollars EU, révélant ainsi l’importance d’une approche multisectorielle pour faire face au caractère complexe de la lutte contre le paludisme et à ses incidences.

La Banque est fermement engagée à œuvrer main dans la main avec les gouvernements africains et les partenaires au développement pour aborder toutes les questions pertinentes liées à la lutte contre le paludisme dans le cadre d’une approche holistique et multisectorielle.


Sections Connexes