L’Afrique doit réussir sa conversion à l’économie verte

26/10/2011
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L’économiste en chef et vice-président de la Banque africaine de développement (BAD), Mthuli Ncube, a précisé le 25 octobre à Addis-Abeba les sources de financement de l’économie verte de l’Afrique. Le financement pourrait provenir de l’aide publique au développement (50 milliards  de dollars),  du continent lui-même à travers les emprunts internationaux (400 milliards de dollars), de la diaspora africaine (40 milliards) ainsi que des marchés des capitaux, des excédents budgétaires de l’Inde et de la Chine, et du futur fonds vert  pour l’Afrique.

C’était  lors de la conférence de presse qui a suivi l’ouverture de la Conférence économique africaine (CEA) dans la capitale éthiopienne.

Les propos  de M. Ncube font écho aux remarques liminaires du directeur de la division du développement économique et du Nepad, de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (UNECA), Emmanuel Nnadozie, pour qui l’Afrique  est à la croisée des chemins au moment où « les mauvaises nouvelles viennent d’ailleurs ».

Face  aux médias, les représentants des institutions co-organisatrices de la conférence, la BAD, l’UNECA  et  le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), ont  ainsi donné leur sentiment sur le thème de la rencontre «Economie verte et transformations structurelles  en Afrique». Pour  le directeur du bureau régional pour l’Afrique du PNUD, Tegegnework Gettu,  le thème retenu cette année, cadre avec la « volonté de l’Afrique d’attirer les investisseurs pour financer les économies du continent ».

Les interventions ont tourné autour des conditions et instruments à offrir aux investisseurs aussi bien nationaux qu’étrangers. A ce titre, les conférenciers sont d’avis que l’Afrique ne peut se permettre d’échouer dans la conversion de son économie en économie verte en opérant  les transformations structurelles nécessaires. Dans cette nouvelle donne « l’agriculture sera un des secteurs clés et moteur.»

Cette nouvelle économie va permettre la création de nouveaux emplois et une approche plus durable respectueuse de l’environnement. Le continent devrait à cet égard, compter sur ses ressources naturelles et sur la richesse de sa biodiversité.

Pour les conférenciers, promouvoir l’industrie pourra développer les économies par le biais des énergies renouvelables ou pas qui pourront assurer l’autonomie énergétique.