Forum de partenariat des Fonds d’investissements climatiques : l’Afrique partage son savoir sur le climat

30/06/2014
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Lors du dernier Forum de partenariat des Fonds d'investissements climatiques (FIC), qui s'est tenu les 23 et 24 juin 2014 à Montego Bay, en Jamaïque, la Banque africaine de développement (BAD) et les représentants d’autres institutions africaines majeures ont présenté, à un auditoire d’envergure mondiale, leurs vastes connaissances en matière de lutte contre les changements climatiques.

Le Forum de partenariat des FIC, qui se tient tous les 18 mois, a réuni cette fois plus de 500 participants venus du monde entier, notamment des représentants des administrations publiques, d’organisations de la société civile, des groupes de populations autochtones, du secteur privé, des pays contributeurs et des banques multilatérales de développement.

La BAD a contribué au Forum de partenariat de deux façons. Tout d’abord, par sa participation active aux séances plénières de l’évènement, notamment sur la question du genre, le contrôle indépendant, la mobilisation de fonds en faveur du climat auprès du secteur privé et l’atténuation des risques liés à l’exploration géothermique. Deuxièmement, grâce à sa présence active et visible lors de la Foire du savoir du Forum – un lieu d’échange et de partage du savoir, des connaissances et des expériences –, révélant qu'un tiers des pays africains ont recours à l’appui de la BAD et des FIC pour mettre en œuvre des initiatives intelligentes de lutte contre le changement climatique.

« Dans ce contexte de changement climatique, il est rassurant de voir tant d’entités diverses – société civile, secteur privé, groupes autochtones et institutions multilatérales de développement – se retrouver pour partager leurs connaissances, développer les cadres et la coordination nécessaire pour fournir, aux pays qui en ont le plus besoin, les financements appropriés », s’est réjouie Mafalda Duarte, coordonnatrice des FIC de la BAD.

Au-delà de la BAD, le Forum a réuni des participants venus de tout le continent africain. Prenant la parole, David Kaluba, coordonnateur national du ministère des Finances et de la Planification nationale en Zambie, a évoqué l'importance de recruter des intervenants sur le développement intelligent dans la lutte contre le changement climatique. Guy Patrice Dkamela, conseiller au Centre de recherche et d'action pour le développement durable, s’est exprimé pour évoquer les enseignements tirés des FIC, en ce qui concerne les partenariats, des investissements et de l’apprentissage. Directeur de la planification stratégique de l’entreprise Ethiopian Electric Power, Mekuria Lemma Tulu a tenu à présenter l'expérience éthiopienne en matière d’élimination des risques liés à la phase d'exploration du développement géothermique. De même, Esombo Flory Botamba, le point focal de REDD+ pour le Fonds mondial pour la nature (WWF), a parlé de l’expérience de son institution en matière de conception et d’exécution de projets REDD +.

Créé en 2008 et doté d’une enveloppe de 8 milliards de dollars EU, le FIC est l’un des instruments de financement accéléré de lutte contre les changements climatiques les plus importants au monde. Il octroie aux pays en développement des dons et des prêts concessionnels et leur fournit des instruments d’atténuation des risques, ainsi que des capitaux mobilisés auprès du secteur privé, des banques multilatérales de développement (BMD) ou d’autres sources. Cinq BMD exécutent des programmes et des projets grâce à des financements des FIC : la Banque africaine de développement (BAD), la Banque asiatique de développement (BAsD), la Banque européenne de reconstruction et de développement (BERD), la Banque interaméricaine de développement (BID) et le Groupe de la Banque mondiale.