L’Afrique peut se transformer en une génération, déclare Donald Kaberuka

09/05/2013
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S'exprimant lors de la 23e édition du Forum économique mondial sur l'Afrique, le jeudi 9 mai, à Cape Town, en Afrique du Sud, le président de la Banque africaine de développement, Donald Kaberuka, a déclaré: «L'Afrique doit trouver sa propre forme de développement adaptée à ce continent.»

Au cours de la session consacrée au thème « Construire avec les BRICS » (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud), Kaberuka a déclaré qu'il fallait éliminer la dépendance vis-à-vis de l'aide étrangère et mettre fin à la tentation de vouloir « fonder notre développement sur les impôts des autres ».

Le panel de discussion comprenait également le président sud-africain Jacob Zuma ; la présidente de la Commission de l'Union africaine, Nkosazana Dlamini-Zuma ; le président de la société indienne Junida Steel and Power, Naveen Jindal ;  et le Premier Directeur général adjoint du Fonds monétaire international, David Lipton.

Les panélistes ont examiné la manière dont la collaboration avec les BRICS peut donner à l'Afrique les outils pour tenir ses promesses.

Kaberuka a indiqué que la BAD s'est engagée dans une stratégie décennale pour lancer une initiative spéciale visant à mobiliser en Afrique les ressources qui financeront les infrastructures. Mais il a ajouté que ce programme ne connaîtra pas le succès attendu si le continent africain est balkanisé.

De nombreux pays, dont l'Inde et le Brésil, ont réalisé récemment leur développement, et il est important de se rappeler qu'ils étaient pauvres il n’y a pas si longtemps, a déclaré Kaberuka.  Et le président de la BAD d’ajouter : « Nous pouvons assurer la transition de ce continent en une génération ».  Il a fait observer que la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) a vu son produit intérieur brut multiplié par cinq au cours des deux dernières années.

Les facteurs de risque pour le développement sur le continent comprennent différents impératifs politiques, les menaces sur l'économie mondiale et l'insuffisance des infrastructures. Kaberuka a noté qu'il était impérieux de réduire le coût des transactions en Afrique.

Environ 1.000 participants de 61 pays participent au Forum économique mondial sur l'Afrique qui  prend fin 10 mai.