Les pays africains invités à affronter les menaces à la sécurité en investissant dans le développement global

28/05/2015
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Face aux menaces croissantes à la paix et à la sécurité sur le continent, les pays africains ont été invités à investir dans le développement de manière globale.

Les membres du panel de la session « Développement et sécurité - Faire face aux nouvelles menaces » organisée dans le cadre des 50èmes Assemblées annuelles de la Banque africaine de Développement (BAD) qui se tiennent actuellement à Abidjan en Côte d’Ivoire ont convenu que « certains des facteurs qui conduisent à la mise sur pied de groupes fondamentalistes et armés comprennent, entre autres, le développement, le chômage, l’exclusion du gouvernement et la pauvreté. »

Au cours de son intervention, l’ancien président du Nigéria, Olusegun Obasanjo a déclaré qu’il existe de nouvelles menaces à la sécurité sur le continent. « Outre le terrorisme, il y a l’Ebola », a-t-il dit. Et il a ajouté : « De plus, les questions d’immigration conduisent à la xénophobie, ainsi que la traite d’êtres humains et le trafic de la drogue constituent aussi des menaces à la sécurité ».

S’exprimant également, la présidente de l’Union africaine (UA), Nkosazana Dlamini Zuma, a fait écho de ses prédécesseurs et souligné que le trafic des humains et de la drogue sont des menaces à la sécurité du continent. «Les pénuries au Sahel, la faiblesse des institutions et les défaillances de gouvernance sont tous des facteurs qui contribuent à l’insécurité qui prévaut dans certains pays, » a-t-elle dit.

Mais elle a fait observer que les questions qui constituent des menaces à la sécurité sur le continent devraient être perçues comme des menaces de dimension mondiale. « Elles ne doivent pas être considérées seulement comme des menaces à l’Afrique, mais bien comme des menaces à caractère mondial », a-t-elle expliqué.

Pour y faire face, elle a suggéré aux pays africains d’accorder plus d’attention au développement et « d’investir dans le développement global ».

Mme Zuma a exhorté les pays africains à s’échanger des biens et des services et à s’industrialiser, afin qu’ils puissent créer des emplois pour leurs populations.

De son côté, le Président Felipe Nyusi du Mozambique a identifié l’exclusion dans le processus de gouvernance et la piraterie maritime comme des causes de menace à la sécurité, expliquant que, bien qu’il soit nécessaire d’investir dans la formation et les équipements militaires, il est tout aussi important d’investir dans la santé et l’éducation des citoyens.

Le Président Obasanjo a convenu que les pays africains devraient investir dans l’éducation afin de répondre directement aux menaces à la sécurité auxquelles fait face le continent.


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