La BAD lance de nouvelles émissions obligataires « Energie propre »

27/04/2010
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La Banque africaine de développement (BAD), notée Aaa / AAA / AAA, vient de lancer deux nouvelles émissions obligataires « énergie propre ». Ces obligations s’inscrivent dans la foulée du succès de la première émission obligataire « énergie propre » émise en mars 2010 pour un montant de 109 millions de dollars néo-zélandais.

Ces émissions, dues en novembre 2013, l’une libellée en dollar néo-zélandais (NZD) et l’autre en dollar australien (AUD), seront proposées aux investisseurs de détail japonais au cours du mois de mai. Mizuho International plc opère en tant que chef de file unique et les deux émissions seront distribués par Mizuho Securities Co., Ltd

M. Pierre Van Peteghem, trésorier du Groupe de la BAD, a déclaré: « Nous sommes heureux d’offrir à nouveau aux investisseurs la possibilité de soutenir des solutions d’énergie propre en Afrique - une zone de concentration de nos activités opérationnelles. »

« Le produit net de l’émission financera, au mieux possible, le riche portefeuille de projets d’énergie propre – en forte expansion – de la BAD », a ajouté Mme Hassatou N’Sele, cheffe du financement.

En Afrique, l’accès à l’énergie est essentiel pour réduire la pauvreté et rendre le continent plus compétitif. Le changement climatique et la sécurité énergétique sont des préoccupations majeures de la Banque africaine de développement. Elle a ainsi mis en place un cadre d’investissement dans l’énergie propre pour le développement, qui insiste sur son soutien accru aux projets d’énergie propre. Le « Cadre d’investissement pour l’énergie propre » est une réponse initiale au défi de la demande croissante d’accès à l’énergie et à la réorientation des investissements en énergie vers les options de développement à faible émission de carbone.

La BAD soutient ses pays membres régionaux dans le développement de son vaste potentiel d’énergie propre – encore sous-exploité – de trois manières. Tout d’abord, elle les encourage à intégrer les options d’énergie propre dans les plans de développement et des plans d’énergie nationale.

Deuxièmement, la BAD milite pour les investissements dans l’énergie propre : l’hydroélectricité, les éoliennes, le solaire ainsi que les fours non-fumigènes, des technologies à basse lumière, l’extension, l’amélioration, la subvention et la consolidation des réseaux nationaux énergétiques. Troisièmement, elle œuvre à accroître l’accès à l’énergie en Afrique en mettant à profit l’énorme potentiel du continent et les besoins d’une économie à faible émission de carbone.

Forte de son engagement en faveur de l’énergie propre, la BAD organise une table ronde sur l’économie de l’adaptation aux changements climatiques en Afrique à Tunis les 27 et 28 avril 2010, en collaboration avec des partenaires tels que l’Observatoire du Sahara et du Sahel, le Stockholm Environment Institute et le PNUE. La réunion vise à développer une compréhension commune des estimations des coûts des impacts du changement climatique et les coûts d’adaptation à ces effets.

La Banque africaine de développement est une banque multilatérale de développement créée en 1964 pour aider à réduire la pauvreté, améliorer les conditions de vie des Africains et mobiliser des ressources pour le développement économique et social du continent. La BAD est détenue par l’ensemble des 53 pays africains et 24 pays non régionaux répartis sur l’Europe, l’Amérique du Nord et du Sud, au Moyen-Orient et en Asie (Japon inclus).