Banque africaine de développement - Obligation verte de 500 millions de dollars EU 1,375% sur 3 ans arrivant à échéance en décembre 2018

14/12/2015
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Modalités finales de la transaction

Emetteur

Banque africaine de développement, notée  Aaa / AAA/ AAA (Moody’s / S&P / Fitch)

Montant Principal

500 000 000 dollars EU

Date de détermination du prix

9 Décembre 2015

Date de règlement

17 Décembre 2015

Date de maturité

17 Décembre  2018

Prix d’émission/Rendement

99,903% / 1,408%

Coupon

1,375% (semi-annuel, 30/360)

Ecart par rapport au taux Mid-Swap

+14pb

Ecart par rapport au bon du trésor UST 1,250% échéance 15 Décembre 2018

+18,15pb

Dénominations

1 000 dollars EU ou tout multiple intégral

Documentation

Facilité d'émissions d'emprunts multimarchés

Cotation

Bourse de Luxembourg (Marché organisé)

ISIN

US008281BB25

Teneurs de livre associés

Barclays, Crédit Agricole CIB, Deutsche Bank

Contexte de la transaction

Le mercredi 9 décembre 2015, la Banque africaine de développement (BAD) notée Aaa / AAA/ AAA par Moody’s / S&P / Fitch (stable) a lancé avec succès une émission d’obligations vertes arrivant à échéance en 2018. L’émission s’est faite à Mid-Swaps plus 14pb, soit 18pb au-dessus des bons du trésor américain UST 1,250% décembre 2018. Cette transaction marque le retour de la BAD sur le marché des obligations vertes libellées en dollar après deux émissions réussies en couronne suédoise exécutées en 2014 et l’émission de 3 ans effectuée en octobre 2013, d’un montant de 500 millions de dollars EU. La BAD a mis à profit l’attention mondiale autour de la COP21 se déroulant à Paris pour montrer son engagement pour le financement de la lutte contre le changement climatique afin de supporter les pays africains dans leur adaptation et transition vers une croissance verte. Tels que décrits dans son cadre d’émission d’obligations vertes revu par Cicero, les produits de l’obligation verte serviront au financement de projets à faible émission de carbone et résilients au changement climatique conformément à la stratégie à long terme de la BAD. Les projets éligibles au financement des obligations vertes de la BAD incluent des projets portant sur l'atténuation et l'adaptation aux effets des changements climatiques dans le domaine de l’énergie renouvelable et l’efficience énergétique, la conservation de la biosphère, le traitement des déchets, le captage des émissions fugitives et des émissions de carbone, le développement urbain et le transport durable à faible émission de carbone ou l’accès et la distribution d’eau.

Lancement et processus d’exécution

  • La transaction a été annoncée le mardi 8 décembre 2015 dans un contexte difficile lié à la récente volatilité sur les bons du trésor américain et les écarts de swap. Les opinions initiales sur le prix ont été annoncées pour une transaction de 500 millions de dollars EU.
  • Le carnet d’ordres a enregistré d’emblée un intérêt solide de la part des investisseurs institutionnels européens et américains. Le carnet d’ordres a ouvert le mercredi 9 décembre pour une transaction de 500 millions de dollars EU, avec les manifestations d’intérêt qui ont dépassé 450 millions de dollars EU. L’élan s’est poursuivi permettant au carnet d’ordres d’atteindre plus de 500 millions de dollars EU.
  • Le carnet d’ordres a été clôturé, atteignant plus de 600 millions de dollars EU, et aussitôt après, la taille de la transaction fixée à 500 millions de dollars EU.
  • Le prix de cette deuxième émission de 500 millions de dollars EU d’obligations vertes de la Banque africaine de développement a été fixé, en ligne avec l’orientation annoncée, soit UST 1,250% décembre 2018. La transaction a été effectuée avec une prime d’émission exceptionnellement serrée. La forte participation des investisseurs en obligations vertes, qui prennent en compte les considérations environnementales dans leurs stratégies d’investissement et qui ont souscrit à presque 70% de la transaction, reflète leur fort soutien au cadre d’émission d’obligations vertes de la BAD et leur engagement sur ce marché.
  • Le carnet d’ordres final a vu la participation de 32 comptes différents dont AP2, BlackRock, Raiffeisen Capital Management, State Street Global Advisors (SSgA), TIAA-CREF Asset Management et Zürcher Kantonalbank Asset Management.
  • En ce qui concerne la répartition par type d’investisseurs, les banques centrales et institutions officielles sont en tête avec 39%, suivies des gestionnaires d’actifs (34%), des compagnies d’assurance et fonds de pension (25%) et enfin des trésoreries de banque (3%). Par emplacement géographique, l’Amérique a souscrit à 53% de la transaction, l’Europe 24%, l’Asie 14% et l’Afrique 10%.

“Nous reconnaissons que le changement climatique est l’une des plus grandes menaces à la réussite de la mission de développement de la BAD pour l’Afrique, et c’est pourquoi l’environnement et la lutte contre le changement climatique sont intégrés dans toutes nos activités. Nous avons investi plus de 7 milliards de dollars EU dans la lutte contre le changement climatique sur ces quatre dernières années et sommes engagés à tripler le financement destiné à la lutte contre le changement climatique pour le porter à 5 milliards de dollars EU par an d’ici 2020. Notre cadre d’émission d’obligations vertes est très solide et nous sommes résolus à aider l’Afrique dans sa transition graduelle vers une croissance verte ”, a déclaré Hassatou N’Sele, trésorier BAD.

“Après avoir exécuté avec succès deux émissions de référence en 2015,  ce fut un excellent moyen pour finir l’année. Notre base d’investisseurs dans les obligations vertes a encore une fois montré son engagement à soutenir la BAD dans son effort d’aider les pays africains à faire face au changement climatique, et c’était parfait eu égard à la COP21 qui se tient à Paris”, a pour sa part indiqué Keith Werner, chargé de trésorerie en chef, BAD.

“Barclays est très honoré d’avoir travaillé sur cette transaction et ainsi d’avoir contribué au retour réussi de la BAD sur le marché des obligations vertes libellées en dollar US. Avec cette nouvelle émission à 3 ans, la BAD a non seulement mis en exergue la demande importante (et croissante) pour les obligations vertes mais également le rôle de l’institution dans le développement de marchés de capitaux durables et sa contribution à la lutte contre le changement climatique en Afrique.”, a estimé Susan Barron, Managing Director, SSAR Origination, Barclays.

“Avec cette nouvelle obligation verte, la BAD se positionne comme un des leaders du marché sur cette classe d'actifs grandissante. La solidité du cadre d’émission d’obligations vertes de l’émetteur et leur capacité à s’engager sur ce marché d’une manière efficiente ont généré un accueil très positif de la part des investisseurs en obligations vertes. Crédit Agricole CIB est fier d’avoir été impliqué dans une transaction avec tant de succès”,  a précisé Benjamin Moulle, directeur général, Syndication SSA, Crédit Agricole CIB.

“C’est une transaction emblématique pour la Banque africaine de développement vu que c’était juste sa deuxième obligation verte libellée en dollar. L’émission a été programmée parfaitement pour mettre à profit le marché grandissant des obligations vertes et pour coïncider avec la COP21 sur le changement climatique à Paris. La grande qualité du carnet d’ordres et sa sursouscription avec de nouveaux investisseurs, montrent que le nom de la Banque africaine de développement est extrêmement crédible et reste désiré au niveau mondial. Deutsche Bank a été honoré de faire partie d’une transaction aussi phénoménale”, a indiqué Steven Jallport, directeur, Origination Supra, Souverain et Agence, Deutsche Bank.

Statistiques sur la distribution 

Type d’investisseurs

Géographie

Banques Centrales & IOs  38%

Gestionnaires de fonds  34%

Assurances & Fonds de pension 25%

Trésoreries de banque      3%

Amérique  52%

Europe    24%

Asie    14%

Afrique    10%