Côte d’Ivoire : un don du Fonds africain de développement de 46,2 millions de dollars pour consolider la paix et la cohésion sociale

16/06/2014
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Le Conseil d'administration de la Banque africaine de développement (BAD) a approuvé, le 13 juin 2014, un don du Fonds africain de développement (FAD) de 46,22 millions de dollars EU en faveur de la Côte d’Ivoire. Ce financement est destiné à appuyer un programme d’appui à l’inclusion et à la cohésion sociale sur la période 2014 et 2015.

Le gouvernement de la République de Côte d’Ivoire a engagé d’importantes réformes et politiques, qui ont pour objectifs de :

  • Résoudre les causes majeures de la crise socio-politique qui a marqué la période 2002 à 2011, grâce notamment à l’adoption d’un nouveau Code de la nationalité et d’un Code du foncier rural ;
  • S’attaquer aux conséquences les plus néfastes de cette crise, s’agissant en particulier de l’insertion socio-économique des ex-combattants et la prise en charge des victimes. Ces initiatives bénéficient du soutien sans faille du Groupe de la BAD.

Le programme d’appui à l’inclusion et à la cohésion sociale favorisera l’insertion sociale et économique de quelque 15 500 anciens combattants dont 2 000 sont des femmes.  Et au moins 75 % de celles-ci sont à réinsérer dans des activités économiques rentables.  Le programme permettra aussi, au plan foncier, la délimitation de 1 761 terres rurales sur lesquelles vivent 3,5 millions habitants.  Toute chose qui contribuera à apaiser le climat social et à favoriser l’esprit de “vivre ensemble”.

L’appui du groupe de la BAD renforcera également les capacités institutionnelles du Comité Dialogue, Vérité et Réconciliation (CDVR), du  Programme National de Cohésion Sociale (PNCS) et de l’Observatoire de la solidarité et la cohésion sociale (OSCS).  Il appuiera aussi la mise en place d’outils d’observation et de systèmes d’alerte précoce sur les enjeux de cohésion sociale et renforcera la coordination des politiques et autres actions engagées en matière de cohésion sociale, tout en en renforçant la transparence.

S’agissant d’égalité des sexes et de parité, l’exécution du programme favorisera, d’une part, la sensibilisation des populations aux droits des femmes en matière du foncier rural et, d’autre part, l’application effective des droits fondamentaux  des victimes de la Violence basée sur le genre (VBG).  Et ce en levant les contraintes qui freinaient jusqu’ici le plein exercice de leurs droits  (gratuité du certificat médical, réouverture des tribunaux).

Le programme aura également un impact significatif sur l’environnement, grâce à un volet de collecte et de recyclage des déchets plastiques non biodégradables. 

Le programme a été préparé par le gouvernement ivoirien qui y a associé  les représentants de la société civile, du secteur privé et des principaux partenaires au développement, tels que l’Union européenne, la France, les Nations unies  le Japon et la Banque mondiale.