Avenir écologique de l’Afrique : le rapport 2015 est disponible

27/05/2015
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Le rapport L’avenir écologique de l’Afrique pour l’année 2015 vient de paraître, rendu public ce mardi 26 mai 2015, à Abidjan en Côte d’Ivoire, en marge des Assemblées annuelles de la Banque africaine de développement (BAD) et de la commémoration du cinquantenaire de l’institution.

Cette publication, une production conjointe de la BAD et de l’organisation internationale WWF, place l’exploitation responsable des ressources naturelles au cœur du développement durable.

Le développement et la préservation de l’environnement l’Afrique sont précieux pour l’avenir du continent. Et c’est peu dire que c’est l’affaire de tous les Africains. C’est en ces termes que Donald Kaberuka, le président de la BAD, a planté le décor, lors de la cérémonie de lancement du rapport.

Une vision que partagent Alassane Ouattara, Ellen Johnson Sirleaf, Mahamadou Issoufou, Boni Yayi et Ali Bongo Ondimba, présidents respectivement de la Côte d’Ivoire, du Libéria, du Bénin et du Gabon, qui ont tenu à marquer de leur présence cette cérémonie de lancement.

Cette publication représente d’ailleurs une étape d’envergure dans la réalisation du projet « “Avenir écologique de l’Afrique”, initié par le bureau régional pour l’Afrique de la WWF, avec le financement de la BAD », ainsi que l’a souligné Marco Lambertini, le directeur général de WWF. Ce combat, qui engage la responsabilité de tous les Africains, doit être couronné par l’avènement de l’économie verte. Cette synergie d’actions opérée par la BAD et la WWF pour préserver l’environnement et offrir aux générations actuelle et futures un cadre de vie sain, permettra, toujours selon M. Lambertini, « d’aboutir à une croissance durable prenant en compte la destruction graduelle de la dotation en ressources écologiques de l’Afrique tout en y apportant des solutions ».

L’équation développement / protection de l’environnement

Si la BAD a la volonté manifeste de dérouler une ceinture verte autour du continent, l’équation alliant développement économique et protection de l’environnement pourrait s’avérer bien difficile à résoudre.

Voilà pourquoi « l’Afrique doit opter pour un développement durable, non plus en se basant sur l’approche classique mais en innovant et en faisant des choix audacieux », comme l’a déclaré le directeur général de WWF, Marco Lambertini.

En somme, il s’agit de s’orienter vers un nouveau mode de développement, qui puisse établir et maintenir la jonction entre économie et environnement  – dans une boucle vertueuse. La bonne nouvelle, a relevé Marco Lambertini, c’est qu’il existe des initiatives encourageantes, tant au niveau local qu’international. Par exemple au Gabon, dont le président Ali Bongo Ondimba a évoqué différentes initiatives que son gouvernement a prises pour protéger les ressources terrestres et maritimes, tout en misant sur la transformation locale des matières premières– le bois notamment.

La Côte d’Ivoire n’est pas en reste non plus. Le chef de l’Etat du pays hôte des Assemblées annuelles 2015, selon les propos de Rémi Allah Kouadio, le ministre ivoirien de l’Environnement et du Développement durable, œuvre à marcher « vers l’agriculture zéro déforestation ». Il s’agit notamment de stopper l’avancée vertigineuse du désert, qui menace gravement l’environnement en général et les forêts en particulier.

Le prix WWF pour Donald Kaberuka

« L’Afrique va-t-elle s’engouffrer dans les sentiers battus d’un développement écologiquement destructeur, ou, tirant partie des erreurs et des réussites des autres, l’Afrique parviendra-t-elle à opérer un saut qualitatif en termes économiques et creuser de nouveaux sillons d’un développement écologiquement durable et socialement sans exclusive ? »,  questionne Marco Lambertini. C’est précisément à cela que cette nouvelle publication tente de répondre, en esquissant divers scénarios.

Récompensant son activisme en faveur de la lutte pour l’avenir écologique de l’Afrique, Donald Kaberuka s’est vu décerner le prix « WWF Leaders for living planet ». Un prix que le président de la BAD a dit partager avec tout le personnel de la BAD. « Je voudrais donner la moitié de ce prix à Ali Bongo Ondimba pour nous avoir apporté son aide dans notre combat », a également signifié Donald Kaberuka, qui a achevé son discours sous les applaudissements du président gabonais et de l’assistance.