Le Réseau des parlementaires africains pour l'évaluation du développement gagne en taille et en ambition

17/08/2016
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Les membres du Réseau des parlementaires africains pour l'évaluation du développement (APNODE) ​​ont tenu leur 2e assemblée générale annuelle les 15 et 16 août 2016 à Harare, au Zimbabwe.

Soixante-deux participants, en provenance de 16 pays du continent ont participé à cette assemblée générale (AG), qui, pour la première fois, a accueilli des parlementaires du Bénin, du Lesotho, de Madagascar, de la Namibie et du Soudan.

Le président de l'assemblée nationale du Zimbabwe, Jacob Francis Mudenda, a donné le coup d’envoi de l’AG. Dans son discours, il a souligné combien l'évaluation du développement se doit d’éclairer les politiques et le travail parlementaire, de sorte de répondre à deux questions essentielles : comment l'Afrique peut-elle exploiter ses abondantes ressources naturelles pour promouvoir le développement sur ​​le continent ? Et comment peut-elle réduire la fuite des capitaux ? Selon lui, l’APNODE a un rôle important à jouer pour promouvoir l'évaluation du développement : « L’APNODE doit déployer ses ailes pour couvrir tous les parlements d’Afrique et avancer avec conviction », a-t-il lancé.

Évoquant la nécessité d’élargir leur réseau, les membres de l’APNODE ont appelé à créer des sections nationales, dans chacun des pays africains, afin de sensibiliser davantage les parlementaires, leurs parlements respectifs et les institutions d'évaluation en Afrique quant à l’importance de l'évaluation du développement, et de les doter des outils, des capacités et de l’appui nécessaires pour participer aux processus d'évaluation.

Cette deuxième assemblée annuelle de l’APNODE a été également l’occasion de souligner l'importance de l'évaluation dans les processus de développement, tant au niveau local, que national et régional, ainsi que le rôle crucial des parlementaires et des parlements dans le processus d’évaluation.

« Les parlementaires prennent des décisions importantes, a fait valoir la Kényane Susan Musyoka, vice-présidente de l’APNODE. Il est donc important qu'ils disposent de données fiables issues des résultats de l'évaluation ». 

L’APNODE, qui milite pour des données probantes et la conduite d’évaluations dans tous les travaux des parlements africains,  a réitéré son adhésion aux 10 raisons pour lesquelles les parlementaires doivent s'engager dans le processus d'évaluation nationale. Ces 10 raisons ont été édictées et publiées par le Forum des Parlementaires sur l’évaluation du développement, en partenariat avec EvalPartners, plateforme interactive de partage de savoir sur les systèmes de suivi-évaluation.

L’AG fut aussi l’occasion de passer au crible le rapport d’activités 2015-2016 de l’APNODE et d’esquisser des orientations pour affiner le plan stratégique de l’APNODE en cours d’élaboration.

Des recommandations ont été faites au Comité exécutif de l’APNODE aux fins d’élargir les discussions et échanges, dans le but d’assurer la viabilité du réseau.

L’assemblée générale 2016 s’est conclue sur l'offre du Soudan d'en accueillir la prochaine, en 2017,  à Khartoum, au Soudan.

IDEV, le Département de l’Evaluation indépendante du développement de la Banque africaine de développement, héberge le Secrétariat de l'APNODE. D'autres partenaires au développement, à l’instar de l'Association des parlementaires européens pour l'Afrique (AWEPA par acronyme anglais), le Centre pour l'apprentissage sur l'évaluation et les résultats (CLEAR-AA) en Afrique anglophone, l'Unicef ​​et ONU-Femmes, étaient également présents.