La Commission de l’Union africaine et l’ADEA s’engagent à améliorer l’éducation en Afrique

31/03/2014
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La Commission de l’Union africaine (CUA) et l’Association pour le développement de l’éducation en Afrique (ADEA) ont signé le 24 mars 2014 à Tunis un Protocole d’accord (PdA) prévoyant une collaboration étroite pour le développement de l’éducation en Afrique. La cérémonie s’est déroulée le 24 mars à Tunis, dans les bureaux de la BAD, où l’ADEA est hébergée.

Les deux organisations élaboreront et mettront en œuvre conjointement des programmes visant à atteindre les objectifs communs de l’Afrique dans le domaine de l’éducation.

Le PdA se concentre sur la poursuite de la mise en œuvre des stratégies et programmes dans les principaux domaines prioritaires définis dans le Plan d’action (PA) de la Deuxième décennie de l’éducation pour l’Afrique de l’Union africaine (2006 à 2015).

Les deux parties collaboreront également pour l’atteinte d’objectifs spécifiques pour l’éducation en Afrique, notamment ceux de l’initiative de l’Éducation pour Tous ainsi que les Objectifs du Millénaire pour le Développement et de l’agenda Post 2015 pour le développement, là où l’éducation est concernée.

Elles travailleront concert pour poursuivre le développement de l’intégration continentale et régionale par le biais de l’éducation en Afrique.

Lors de la cérémonie de signature, le commissaire de l’UA pour les Ressources humaines, la science et la technologie,  Martial De Paul Ikounga, a déclaré : « L’ADEA est bien plus qu’une association. L’ADEA est un partenaire qui s’est révélé essentiel pour la mise en œuvre des programmes de l’Union africaine. » Et d’ajouter : « L’ADEA développe également une réflexion critique dans des domaines d’importance primordiale comme l’utilisation des TIC pour améliorer l’enseignement et l’apprentissage… C’est une indication du rôle que nous voudrions voir l’ADEA jouer de plus en plus. »

Le secrétaire exécutif par intérim de l’ADEA, Hamidou Boukary,a indiqué que le Protocole d’Accord (PdA) renouvelait un premier PdA conçu pour faciliter la mise en œuvre du Plan d’action de la Deuxième décennie de l’éducation de l’UA. Il a signalé la contribution de l’ADEA à cet égard et les progrès accomplis dans plusieurs domaines du Plan d’action.

Ces domaines comprennent : la mise en place de systèmes régionaux et continentaux d’information sur la gestion de l’éducation (SIGE), la production de statistiques annuelles permettant à l’UA de piloter et de suivre les progrès réalisés dans les domaines prioritaires de la Deuxième décennie, le soutien à la mise en œuvre de l’université panafricaine et l’aide apportée au programme PACTED dans les domaines des maths et des sciences.

L’ADEA a aussi amené la CUA à inclure le développement de la petite enfance et l’éducation non formelle somme priorités, deux domaines importants qui n’étaient pas inscrits dans le plan d’action initial.

Selon Boukary le nouveau PdA (2014-2019) permettrait d’approfondir les progrès accomplis dans les 7 domaines. Il met également l’ADEA en position de soutenir la nouvelle stratégie de l’UA pour les 50 prochaines années (2013-2063) et les priorités de développement Post 2015 définies par les pays africains. Celles-ci mettent l’accent sur le développement des compétences techniques et scientifiques. « Le Cadre stratégique de politique adopté par les chefs d’État de l’UA est conforme à ces priorités et met l’ADEA en position d’être un acteur majeur qui soutiendra le développement durable de l’Afrique », a-t-il déclaré.

Quant à Sering Jallow, conseilleur supérieur du vice-président – Complexe Opérations II – de la Banque africaine de développement (BAD), il a déclaré que la BAD soutenait entièrement la collaboration entre l’ADEA et la CUA. « Nous espérons que des synergies encore plus grandes seront développées entre l’ADEA, la BAD et la CUA, dans le cadre de la stratégie décennale de la Banque.  Cette stratégie  met l’accent sur le développement des compétences et la technologie, un important  pilier pour la Banque, au moment où nous nous efforçons de réaliser un développement plus inclusif et une croissance verte. »

L’accord CUA-ADEA intervient au moment où l’éducation revêt une importance primordiale en Afrique, alors que sa population jeune continue d’augmenter à un rythme plus rapide que partout ailleurs dans le monde. En 2010, on comptait 411 millions d’enfants de 14 ans ou moins, et selon les l’ONU, ce nombre fera plus que doubler pour atteindre 839 millions d’ici à 2020.