Facilité africaine de l’eau : les populations rurales auront un meilleur accès à l’eau grâce au barrage Saday tout juste livré à Djibouti

15/07/2015
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Achevé d’être construit, le barrage de Saday, à Djibouti, a fait l’objet d’une cérémonie de réception provisoire, le 18 juin 2015, en présence des représentants de la Facilité africaine de l’eau (FAE), engagée dans ce projet dans le cadre d’un projet d’appui à la mobilisation des eaux à usage domestique et agricole en milieu rural.

Ce barrage d’épandage et de recharge de grande capacité, conçu pour retenir les eaux de surface, constitue une expérience pilote et promet des impacts importants aux plans socio-économiques.

En 2008, le gouvernement de Djibouti avait bénéficié d’un don de 1,9 millions d'euros de la Facilité africaine de l’eau, destiné à tester des techniques innovantes de collecte des eaux de ruissellement et à financer une partie des travaux de construction du barrage.

Le barrage de Saday aidera à fournir, de façon viable et durable, des services d’approvisionnement en eau potable, d'irrigation et d'abreuvement du cheptel à l’ensemble des populations rurales des régions de Digri et d'Obock. Il est constitué d’un seuil de 600 m de long en béton avec un radier en gabions composé de matériaux locaux. Il est équipé sur la rive gauche de deux batardeaux permettant de canaliser les eaux torrentielles des crues aux fins d’irrigation d’un périmètre de production fourragère d’une superficie estimée à 250 ha.

La construction de ce barrage a été rendue possible grâce aux études de préinvestissements qu’a financées FAE, laquelle a co-financé les travaux de construction au côté du Fonds saoudien pour le développement et du gouvernement de Djibouti.

A long terme, le projet permettra d’atteindre les objectifs suivants :

  • une plus importante disponibilité en eau dans les zones pilotes que sont Digri (région de Ali Sabieh) et Saday (région d’Obock) ;
  • un accès à des informations enrichies au plan hydrogéologique sur toute la zone du projet ;
  • une meilleure capacité de gestion du personnel ;
  • une réduction des maladies d’origine hydrique dans les deux zones du projet ;
  • une optimisation des résultats lors de la réalisation de forages ;
  • la création d'un consortium de projets viables et à même d’attirer de nouveaux investissements.

Cette expérience en matière de mobilisation des eaux de surface devrait faire des émules à l’échelle nationale, de sorte de permettre à d’autres populations rurales de mieux lutter contre le stress hydrique extrême et d’accroitre la sécurité de l’eau et la résilience au changement climatique.