La Facilité africaine de l’eau offre son aide pour lutter contre l’insécurité alimentaire, les inondations et la sécheresse en Ouganda et au Soudan du Sud

09/01/2015
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La Facilité africaine de l’eau (FAE) a annoncé, le 9 janvier 2015, octroyer 1,97 million d’euros au Programme d’action subsidiaire des lacs équatoriaux du Nil (dit par acronyme en anglais “NELSAP”) afin d'accroître la disponibilité en eau à des fins diverses dans la région Nyimur de l’Ouganda et du Soudan du Sud. Ce don aidera à optimiser l'agriculture irriguée, la production alimentaire, la pêche, la production d'électricité et l’assainissement, ainsi que la prévention des inondations et de la sécheresse dans la région.

Le don de la FAE viendra en appui des travaux préalables à la construction d’un barrage polyvalent et d’un réservoir sur le fleuve Nyimur : études de faisabilité, études de conception technique et évaluation de l’impact environnemental et social. Cet investissement d’infrastructure devrait permettre d’irriguer une superficie de 5 105 hectares environ, grâce à la mise en place d’un système d’irrigation communautaire, et d’assurer une production d’électricité de 350 kW à partir d’une petite centrale hydroélectrique. Près de 12 000 personnes bénéficieront directement des retombées de ce projet.

La FAE aidera aussi à mobiliser des fonds auprès des donateurs, en s’impliquant dans la préparation et le financement du projet, en organisant notamment des tables rondes avec les bailleurs de fonds.

« Le projet aidera à améliorer les moyens de subsistance des communautés environnantes, en limitant les dégâts des inondations et de la sécheresse. Il favorisera également la sécurité alimentaire et énergétique, tout en contribuant, sur le long terme, à consolider la paix et la sécurité dans cette région fragile », a déclaré la coordonnatrice de la FAE, Akissa Bahri.

Le fleuve Nyimur traverse à la fois le Soudan du Sud et le nord de l’Ouganda, une zone qui a été en proie à des conflits entre la fin des années 1980 et 2004. Même si, dans l’ensemble, les armes se sont tues dans la région, celle-ci est toutefois toujours considérée comme fragile. Les troubles qui ont agité la région ont eu pour résultante un niveau d’investissements et de développement des services de base ou des infrastructures fort faible. Du fait du terrible déclin de la production agricole durant cette période de bouleversements, l’insécurité alimentaire demeure importante : dans les années de faible rendement agricole, 33 % de la population de la région s’avère tributaire de l’aide alimentaire.