Le premier don de la Facilité africaine de l’eau soutient l’établissement de l’Autorité du bassin de la Volta

07/04/2006
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Ouagadougou, le 7 avril 2006-La Facilité africaine de l’eau (FAE) soutient l’établissement institutionnel de l’Autorité du bassin de la Volta (ABV) en octroyant son premier don d’un montant de 165 000 euros au Comité technique du bassin de la Volta (CTBV) à travers un accord avec le Ministère de l’agriculture, de l’hydraulique et des ressources halieutiques du Burkina Faso.

"Ce premier don de la FAE est crucial pour l’établissement de la nouvelle autorité du bassin de la Volta puisqu’il facilitera la création d’une convention commune entre les six pays riverains suivants: le Burkina Faso, le Ghana, la Côte d'Ivoire, le Togo, le Bénin et le Mali", déclare M. Kordjé Bedoumra, Directeur de la Facilité africaine de l’eau. "Afin d’obtenir un large soutien et une réelle appropriation de la nouvelle ABV il est essentiel que ce processus soit fondé sur une consultation systématique des acteurs concernés dans tous les pays riverains. »

L’Autorité du bassin de la Volta (ABV), coordonnée par le (CTBV), sera une agence intergouvernementale dont la mission principale est de gérer le bassin du fleuve Volta, de promouvoir le développement et la planification stratégique des ressources en eau, et enfin de créer une forte synergie entre les acteurs concernés au-delà des frontières nationales.

La Facilité africaine de l’eau a décidé de soutenir l’ ABV car elle reconnaît l’importance primordiale des autorités des bassins et rivières et de la collaboration accrue entre les pays riverains, avec l’objectif d’améliorer la gestion transfrontalière des ressources en eau, l’une des priorités définies par le Conseil des Ministres africains chargés de l’eau (AMCOW).

La Volta est l’un des fleuves majeurs d’Afrique de l’Ouest et a un potentiel considérable de contribution au développement régional lié à l’hydro-électricité, l’agriculture et à d’autres activités économiques. La situation actuelle de gestion des ressources en eau du bassin souffre du manque de coordination entre la multiplicité de projets et d’initiatives supervisés par les gouvernements locaux, diverses ONG, acteurs privés et agences internationales de financement. Afin d’aborder ces problèmes, qui ne peuvent être résolus uniquement au niveau national ou sectoriel, la FAE soutient le renforcement d’une gestion transfrontalière efficace des ressources en eau.

"Une fois que l’ABV sera institutionnalisée et opérationnelle, tous les pays riverains en bénéficieront grâce à une meilleure collaboration dans la gestion des ressources en eau, l’un des moteurs essentiels du développement socio-économique.", explique Torbjörn Damhaug, spécialiste en gestion des ressources en eau à la FAE.

L’accord de don entre la FAE et le Ministère de l’agriculture, de l’hydraulique et des ressources halieutiques du Burkina Faso a été signé, lors d’une cérémonie de signature à Ouagadougou le 7 avril 2006, par M. Kordjé Bedoumra, Directeur de la Facilité africaine de l’eau et son Excellence M. Jean-Baptiste M. P. Compaoré, Ministre des finances et du budget au nom de son Excellence M. Salif Diallo, Ministre de l’agriculture, de l’hydraulique et des ressources halieutiques.

La Facilité africaine de l’eau (FAE) est une initiative dirigée par le Conseil des Ministres africains chargés de l’eau (AMCOW) afin de mobiliser des ressources financières pour le développement du secteur de l’eau en Afrique. Créée en 2004, la FAE est hébergée et administrée par la Banque africaine de développement (BAD).