Adesina réaffirme la volonté de la BAD à accompagner l’Afrique dans sa quête d’une maitrise de l’énergie

23/05/2016
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La 51e édition des Assemblées annuelles de la Banque africaine de développement (BAD) et les 42e Assemblées de son Guichet concessionnel, le Fonds africain de développement (FAD) ont démarré le lundi 23 mai,  à Lusaka, par une conférence de presse du président de la BAD, Akinwumi Adesina. Lors de cet échange fructueux avec la presse africaine et internationale, il a abordé dans sa déclaration liminaire les réalités économiques et sociales du continent ainsi que les freins à son développement. Adesina a mis un accent particulier sur les Cinq grandes priorités de la Banque, qui sont : éclairer l’Afrique et l’électrifier, nourrir l’Afrique, industrialiser l’Afrique, intégrer l’Afrique, et améliorer la qualité de vie des populations africaines. Il a dit sa profonde conviction que les Africains, avec l’appui de l’institution financière panafricaine, peuvent relever les défis de leur développement. A  ce titre, il a relevé que le continent jouit d'un potentiel illimité en ressources naturelles notamment énergétiques, solaires, éoliennes, hydroélectriques et géothermiques. C’est  la raison pour laquelle, la BAD veut aider l’Afrique à libérer son potentiel énergétique pour répondre à ces cinq défis.

Tout en soulignant les sérieux défis auxquels le continent est confronté, Adesina  a relevé la résilience de l’Afrique face aux aléas  de  l’économie mondiale et au changement climatique, avec une croissance de 4% environ et de 4,4% selon les projections de la BAD pour un taux global de croissance estimé à 3% mais revu à la baisse à plus de 2%.

Bien qu’en régression, ce taux de croissance est supérieur à celui de l’Union européenne estimé à 1,9%. « Nous devons nous estimer heureux parce que, a affirmé le président de la BAD, les économies africaines sont stables, résistantes et résilientes avec une bonne performance qu’il faut améliorer. C’est pourquoi, la BAD a approuvé un soutien financier de l’ordre de 9 milliards de dollars aux pays membres régionaux et au secteur privé. Mieux elle a accordé plus de 2 milliards de dollars au secteur privé et en phase de la reconstitution du Fonds africain de développement ». Les résultats dira-t-il, sont impressionnants dans la mesure où, la Banque a pu en une quarantaine d’années d’existence, déployer 40 milliards de dollars qui ont eu un impact réel sur 40 pays africains. Enfin, le président de la BAD attend de la presse africaine et internationale, une participation active à ces Assises annuelles, en relayant toutes les décisions qui y seront prises.


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