Assemblées annuelles Banque mondiale/FMI - La BAD continue son plaidoyer pour de nouvelles ressources

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De: 06/10/2009
A: 07/10/2009
Lieu: Istanbul, Turquie
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Les Assemblées annuelles de la Banque mondiale et du FMI se déroulent cette année à Istanbul, en Turquie, dans un contexte mitigé. « La crise est loin d‘être finie », ont martelé plusieurs économistes dans les nombreux séminaires organisés pour l’occasion. « Il ne faudrait pas oublier les victimes directes de cette crise, qui sont dans les pays à faible revenu, notamment en Afrique,  a dit Dominique Strauss-Kahn, le directeur général du FMI. Les plus optimistes à Istanbul parlent de « fin de récession ». Et, comme pour ne pas relâcher les efforts consentis en 2009, les 186 pays membres ont décidé de maintenir la politique de relance des économies.

Forte présence de la BAD

La BAD est venue en force à Istanbul et continue ses efforts de mobilisation de ressources. La forte délégation conduite par le président Donald Kaberuka multiplie les réunions avec l’ensemble des gouverneurs de l’institution et des dirigeants des autres institutions. Le message du président D. Kaberuka est clair : face à la forte demande des pays africains, la BAD appelle à une augmentation générale de ses ressources.

Il convient de rappeler les décisions du G20 de Londres et les engagements pris pour augmenter les ressources des banques multilatérales. Après le soutien annoncé par le Canada et qui met à la disposition de la BAD de nouvelles ressources, la direction de la BAD reste confiante et optimiste.

La délégation de la Banque comprend, outre le président Kaberuka, les vice-présidents Nkosana Moyo, Thierry de Longuemar, Aloysius Ordu, l’économiste en chef, Louis Kasekende,  le conseiller juridique général Kalidou Gadio, des directeurs de départements, des conseillers du président et plusieurs responsables sectoriels.

Le président du Groupe de la Banque met l'accent la crise et autres enjeux à Istanbul

À Istanbul, en Turquie, où les assemblées annuelles de la Banque mondiale se sont déroulées, le président du Groupe de la Banque a pu jeter plus de lumière sur l'action de l'institution face à la crise financière mondiale. Donald Kaberuka a également abordé la question des ressources supplémentaires pour le Groupe de la Banque afin de lui permettre de répondre à la demande croissante de ses pays membres régionaux, victimes du ralentissement économique. S'exprimant sur la BBC, en marge de l’événement, M. Kaberuka a rappelé que la croissance était très forte en Afrique avant la crise, ajoutant qu'il était important qu’une stratégie intelligente de gestion de la dette soit conçue sur le continent.