Approbation d’un don FAD pour le projet hydroélectrique d’Inga (RDC)

30/04/2008
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Tunis, le 30 avril 2008 – Le conseil d’administration du Fonds africain de développement (FAD), membre du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD), a approuvé mercredi à Tunis un don de 9.510.000 unités de compte (UC), soit l’équivalent de près de 15,7 millions de dollars, pour financer une étude de développement du site hydroélectrique d’Inga et des interconnexions associées, en République démocratique du Congo (RDC).

L’objectif de l’étude, qui devrait démarrer au courant de l’année 2008 après l’acquisition de services de consultants, est d’examiner la faisabilité de la mise en valeur optimale du potentiel hydroélectrique du site d’Inga et de la construction des lignes de transport d’électricité à haute tension.

La réalisation de l’étude, qui couvre une période de deux ans, se fera sous la responsabilité générale de la Société Nationale d’Electricité du Congo (SNEL), société publique chargée de la production, du transport et de la distribution d’électricité sur l’ensemble du territoire national. Pour la gestion technique et la supervision des activités de l’étude, la SNEL sera assistée des pools énergétiques africains. Un Comité de pilotage de l’étude sera également mis en place, et sera composé de représentants de premier rang des ministères et des sociétés d’électricité de la RDC et des pays directement concernés par le tracé des lignes d’interconnexion ; de la Commission de l’Union africaine ; du NEPAD ; des Communautés Économiques Régionales (CER) concernées ; et de la Commission africaine de l’énergie et des pools énergétiques.

A ce jour, la RDC a exécuté les deux premières étapes du développement du site d’Inga par la construction des centrales d’Inga 1 (351 MW) et Inga 2 (1 424 MW), mises en service respectivement en 1970 et 1982. La BAD participe à la réhabilitation de ces centrales par un don de 58 millions de dollars approuvé à la fin 2007.

Le projet de développement hydroélectrique du site Inga est considéré comme un pilier de la sécurité d’approvisionnement et de l’indépendance énergétique du continent africain, notamment dans un contexte d’augmentations régulières des prix du pétrole et de l’intérêt croissant pour les énergies renouvelables. A terme, le projet permettrait de satisfaire, à travers un réseau électrique interconnecté et la mise en place d’un véritable marché de l’énergie, la demande d’électricité de la RDC et celle de différentes régions du continent.

* 1 UC = 1,64450 USD au 30//04/2008