Evaluer la qualité de la coopération entre la France et la BAD

08/06/2010
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Une délégation de l’Agence française de développement (AFD) et de représentants du gouvernement français a tenu toute la journée du mardi 8 juin 2010, à Tunis, des séances de travail avec la haute direction du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD). Au centre de ces échanges, la présentation d’une étude sur l’évaluation des dotations de la France aux deux guichets du Groupe de la BAD, le Fonds africain de développement (FAD) et la Banque africaine de développement (BAD). Ces échanges ont également permis d’approfondir les relations de coopération entre l’AFD et la BAD.

En accueillant la délégation française, conduite par M. Rémy Rioux, sous-directeur du Trésor, le président de la BAD, M. Donald Kaberuka, a d’abord rappelé «toute l’importance que représente la France pour notre institution». Le président a également salué le nouveau directeur général de l’AFD, M. Dov Zerah, qui réservait là sa première visite officielle à la BAD.

L’étude visait à évaluer la qualité du partenariat entre la France et le Groupe de la BAD. Elle a été réalisée par le cabinet indépendant Nodalis qui a indiqué quels étaient les points forts de cette coopération et ceux nécessitant d’être améliorés. Novalis a d’ailleurs rappelé que «cette étude n’est pas une évaluation des actions de la Banque, ni celle de la coopération française, mais de la relation entre les deux parties. Il s’agit en effet de définir comment renforcer en l’améliorant cette coopération BAD – France».

S’agissant du partenariat entre la Banque et l’AFD, le président Kaberuka a insisté sur «l’échange d’expériences entre les deux institutions. Il y a des domaines où l’AFD a de l’avance, comme votre politique envers les municipalités, par exemple». Le secteur privé est également l’un des domaines où la coopération entre l’AFD et la BAD pourrait se développer. Les échanges qui ont eu lieu entre les hauts responsables des deux institutions ont surtout montré les points de convergence et de complémentarité, ouvrant ainsi des perspectives de coopération prometteuses, par exemple dans le domaine agricole et le développement urbain.