UA, Bad, CEA: accord sur une plateforme commune pour le développement de l'Afrique

27/02/2006
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UA, Bad, CEA: accord sur une plateforme commune pour le développement de l'Afrique

Les dirigeants de l’UA, de la BAD et de la CEA s’accordent sur une plate-forme commune et sur la nécessité de mieux coordonner leurs actions pour relever les défis du développement de l’Afrique

Addis-Abeba, 27 février 2006 - Les dirigeants des principales institutions financières, économiques et politiques africaines se sont réunis à Addis-Abeba vendredi, et ont exprimé leur vision d’un continent entièrement intégré, en soulignant la nécessité d’avoir une plate-forme commune face aux questions de développement.

Le Président du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD), M. Donald Kaberuka, le Président de la Commission de l'Union africaine, M. Alpha Oumar Konare et le Secrétaire exécutif de la Commission économique des Nations unies pour l'Afrique, M. Abdoulie Janneh, ont exprimé cette vision lors d'une réunion conjointe tenue au siège de l'Union africaine.

Arrivé dans la capitale éthiopienne vendredi pour une visite de deux jours en Ethiopie, le Président de la BAD a déclaré: « Les défis qui interpellent l'Afrique exigent une action coordonnée dans les domaines de la promotion de la bonne gouvernance, de la stabilité, des réformes économiques, de la capacité commerciale et face aux nouvelles menaces comme la grippe aviaire. Il est nécessaire d'intensifier nos efforts collectifs en matière d'infrastructure et d'intégration régionale ».

Le Président Kaberuka a relevé que l’UA, la CEA et la BAD doivent mettre en place le dispositif qui permet de traduire la vision de l'Afrique dans les faits.

Il a réaffirmé sa conviction qu'avec la bonne gouvernance, la stabilité, le renforcement des capacités pour la conception et l’exécution de bonnes politiques, l'Afrique peut devenir compétitive.

Par ailleurs, il a souligné « qu’il y a certainement des moyens plus efficaces pour coordonner l’action des principales institutions sur des questions comme l'appui en faveur des pays sortant d'un conflit »

Le Président de la Commission de l’UA, M. Konare, a clairement relevé que seule une nation africaine peut constituer un véritable pays africain, fort et viable. « Le seul pays africain dont nous pouvons parler est la nation africaine. Notre objectif est de faire de l'Afrique une grande nation ».

M. Konare a relevé que les institutions africaines doivent conjuguer leurs efforts et définir un programme en faveur des populations africaines.

Il a affirmé que le chemin qui mène à la prospérité et à l'intégration de l'Afrique doit être bâti sur de nouvelles valeurs de bonne gouvernance, de transparence, de responsabilité, de respect des droits de l'homme, de paix et de sécurité, de tolérance et de lutte contre la corruption.

«  Nous devons associer le secteur privé et la société civile à ce processus. Nous devons veiller à l'équité entre les hommes et les femmes » a-t-il déclaré.

M. Konare a expliqué que l’Organisation de l’Unité africaine (OUA) a eu un impact en tant qu’instrument de coopération et de solidarité, mais elle n'était pas l’outil adéquat pour la promotion de l'intégration du continent, d’où la nécessité de sa transformation en UA.

Pour sa part, M. Janneh a déclaré: «  Nous nous réunissons à un moment où nous voyons très clairement un programme défini par l’Afrique elle-même. La manière dont l'Afrique fait face aux conflits. Nous sommes encouragés par les progrès accomplis pour revendiquer une part équitable de l'Afrique dans le commerce. L’Afrique réalise des progrès ».

Pour la CEA, l'Afrique peut tirer le plus grand parti des progrès actuels si les populations consacrent leurs compétences, leurs connaissances et leur enthousiasme à la réalisation de la vision de l’UA.

M. Janneh a souligné que la CEA, qui a été créée en 1958 pour promouvoir le développement du continent, doit s'adapter aux nouvelles réalités africaines.

« L’UA est aujourd'hui une institution crédible. Il est donc approprié que l’UA, la CEA et la BAD accompagnent les évolutions positives qui ont lieu en Afrique ».

« J’entrevois une relation très étroite entre l’UA, la CEA et la BAD » a déclaré M. Janneh, qui a par ailleurs ajouté que « L’Afrique atteindra les objectifs du millénaire pour le développement si nous parvenons à galvaniser nos efforts ».

Les trois dirigeants ont convenu de se réunir régulièrement, au moins une fois par an, et ont souligné qu'ils réactiveront leur secrétariat conjoint et le rendront plus dynamique pour favoriser et améliorer la coordination de leurs actions.


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Felix Njoku Téléphone: +216 71 10 26 12